Retour aux actualités
Article suivant Article précédent

Comment lutter contre le gaspillage digital et se convertir au numérique circulaire #196

Articles Revue TELECOM

-

01/04/2020

Econocom dans la revue 196                                         

Le numérique prend de plus en plus de place dans nos usages au quotidien. Nous ne pouvons cependant ignorer les impacts liés à cette consommation technologique. L’enjeu est de taille car il ne s’agit pas de brider un progrès à impact positif, souvent subordonné à l’innovation technologique, mais peut-on, pour autant, continuer à accélérer le « tout numérique », qui nous conduit à puiser dans les ressources naturelles et à cultiver l’immédiateté et la vitesse à tout prix. Ce phénomène a d’ailleurs un coût, car si la transformation digitale constitue un levier de création de valeur incontournable, son prix pour la société est réel. En effet, le numérique dépasse déjà les émissions de gaz à effet de serre générées par l’aviation civile1 soit plus de 4 % des émissions mondiales. Et si Internet était un pays, il serait classé au 3e rang des plus voraces en énergie, après les États-Unis et la Chine2. Pourtant, le numérique détiendrait les moyens de contrer ses effets. Evidemment, concevoir la technologie comme un unique rempart au réchauffement climatique serait un leurre, mais se priver d’explorer les leviers qu’elle propose pour contenir ses propres impacts et ceux des autres secteurs serait une erreur. À l’heure d’une remise en question sans précédent de nos modes de consommation, comment endiguer les effets de cette production d’énergie titanesque ? Comment repenser nos usages d’objets et de services numériques pour tendre vers davantage de durabilité et ainsi lutter contre le gaspillage digital ? Comment concevoir un numérique circulaire, inclusif et sobre ?            

Des outils pour maîtriser l’empreinte environnementale du système d’information    

Repenser les modes de consommation du numérique est le premier pas vers la maîtrise de son empreinte. Pour cela, les entreprises ont besoin d’avoir une connaissance exhaustive des usages de leurs matériels et logiciels associés. Conscient de la demande croissante de solutions clé en main, le groupe Econocom a initié depuis 2015 une démarche engagée autour du numérique responsable. L’objectif est de proposer un digital utile en proposant des offres innovantes qui répondent aux enjeux du développement durable. Au sein de ce portefeuille d’offres à impact positif, Watt’s Green est une solution d’accompagnement conçue pour répondre aux besoins des directions informatiques de maîtriser leur empreinte environnementale. Elle permet ainsi d’évaluer la part que représente le numérique dans l’empreinte globale de l’entreprise. Son objectif est, à partir des résultats présentés, d’agir sur les différents indicateurs étudiés et de proposer des actions d’amélioration permettant d’évoluer vers une démarche de numérique responsable. 

           

Le cycle de vie des équipements passé au crible            

L’expertise que propose Watt’s Green repose sur l’étude de l’ensemble du cycle de vie des équipements informatiques et particulièrement sur les trois étapes qui le composent : la fabrication, l’utilisation, la fin de vie.            

Le premier volet de l’étude consiste à estimer la consommation électrique des équipements et de produire les indicateurs énergétiques correspondant à l’étape d’utilisation. Ces données, couplées à des paramètres de dimensionnement définis autour de l’usage, permettent de mesurer les indicateurs suivants : consommations énergétiques en Kwh, émissions de gaz à effet de serre (eq-CO2), coût électrique annuel du périmètre, poids DEEE du parc IT.            

Le second volet consiste, ensuite, à compléter cette étude par une analyse environnementale dédiée aux deux autres étapes du cycle de vie, à savoir la fabrication et la fin de vie. Trois thèmes spécifiques sont alors étudiés : la conception des équipements, leur transport depuis le lieu de fabrication jusqu’au lieu de livraison, et leur traitement en fin de cycle. Elle permet de dresser un état de l’art et d’établir une analyse complète du cycle de vie du périmètre numérique. 

           

Posséder ou louer ?         

Une fois ce premier jalon posé, vient l’étape de la fin de vie. Dans un contexte de durcissement de la réglementation face à la production de déchets, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à remettre en question la possession de leurs équipements. Elles procèdent alors à un arbitrage entre posséder leur matériel et le louer. La location, sans priver l’entreprise de la maîtrise de son parc, lui permet, de déléguer la gestion de la fin de vie à des organisations qui se chargeront du réemploi et du recyclage. Elle offre également la possibilité d’aménager le paiement et le choix des équipements, donnant ainsi aux entreprises les moyens d’opérer un virage vers l’économie de fonctionnalité.   

           

Promouvoir le numérique circulaire et l’économie de fonctionnalité          

Grâce à ses expertises technologiques Econocom fournit aux entreprises des solutions digitales sur mesure, financées selon les nouveaux modes de consommation. De par son positionnement business « as a service », Econocom participe et agit concrètement pour relever les défis de l’économie circulaire.           

Aujourd’hui, 32 à 47 %3 des entreprises ont déjà adopté le mode de pensée circulaire en matière d’achat, de conception, de production et de recyclage des produits. Cependant, seulement 12 %4 d’entre elles adoptent un modèle proposant des produits en tant que service. Cette faible proportion d’entreprises adressant le « as a service » dans leurs offres représente un gisement d’opportunités inexploitées. 

           

Des offres qui facilitent le passage de la propriété à l’usage     

Concrètement, Econocom s’engage pour contribuer activement à ce changement de modèle et propose des offres spécifiques pour permettre aux entreprises de piloter leurs projets digitaux au plus juste des usages :

           

- Use’n’pay est une solution de paiement à l’usage, modulaire et évolutive, intégrant l’ensemble des composantes des projets digitaux en fonction des besoins de l’entreprise (paiement par abonnement, à l’usage ou par redevance).     

- Mobilité as a service est un service permettant de renforcer l’efficacité des collaborateurs (techniciens, commerciaux, ingénieurs) de terrain et mobiles. Cette solution offre un coût prévisible et transparent dans le cadre d’un modèle « prix par collaborateur ».      

- Light as a service est une solution qui pilote l’équipement de locaux en système d’éclairage LED sur la base d’une redevance mensuelle calculée en fonction des économies d’énergie réalisées, afin que le coût des investissements soit neutre pour le client. 

           

Un double projet, social et environnemental

Pour tendre vers la circularité, la gestion de la fin de vie des équipements est un enjeu déterminant. Chaque année, en effet, Econocom récupère 500 000 produits, dont la moitié en France. Pour traiter ces volumes, Econocom s’appuie sur Ateliers sans Frontières ainsi que sur deux entreprises adaptées, ATF Gaia et Recyclea, qui concilient économie circulaire et solidaire. Ces partenariats contribuent à un double objectif : social, en redonnant une chance à des personnes en grande difficulté, et environnemental, en initiant un nouveau cycle d’utilisation via le reconditionnement. Grâce à l’engagement de ses partenaires, Econocom contribue ainsi aux objectifs RSE de ses clients en leur garantissant le respect des normes environnementales et de sécurité, la traçabilité complète du traitement et la destination finale des matériels.

           

Vers un numérique utile et responsable           

Econocom en a la conviction, le numérique ne peut plus être une fin en soi, il doit être utile, éthique et responsable, guidé par des valeurs de respect de l’humain et de son environnement, pour apporter, dès sa conception, des solutions aux questions qu’il pose et aux effets qu’il engendre. Il doit être conçu à long terme, dans le souci de toute une chaîne de valeur, réfléchi et raisonné pour limiter son empreinte environnementale et relever le défi sociétal qu’il soulève. C’est tout l’objet de la « tech for good », qui subordonne l’innovation à l’intérêt général.

                            

[1] The Shift Project, octobre 2018    

[2] Source: Global Footprint Network

[3] Modèle du World Business Council for Sustainable Development et du Boston Consulting Group, Voir docs.wbcsd.org/2018/01/The_new_big_circle.pdf           

[4] Modèle du World Business Council for Sustainable Development et du Boston Consulting Group, Voir docs.wbcsd.org/2018/01/The_new_big_circle.pdf


retour au sommaire

Abonné.e à la revue ?
Lis la revue en mode liseuse


36 vues Visites

J'aime

Commentaires0

Veuillez vous connecter pour lire ou ajouter un commentaire

Articles suggérés

Articles Revue TELECOM

Quels rôles jouent les technologies numériques dans l’évolution de la médecine du travail ? Groupe Santé#196

photo de profil d'un membre

Rédaction Revue TELECOM

01 avril

Articles Revue TELECOM

Le numérique au service de la décarbonisation #196

photo de profil d'un membre

Rédaction Revue TELECOM

01 avril

Articles Revue TELECOM

DC Brain nommé au prix de la croissance #196

photo de profil d'un membre

Rédaction Revue TELECOM

01 avril