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Rencontre avec les lauréats 2014 du Prix des Technologies Numériques

Portraits

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15/07/2014

Avec
Henri Seydoux, fondateur et Pdg de Parrot, lauréat du prix du Manager d’Entreprise 2014

Frédéric Potter, président de Netatmo, lauréat du prix de l’innovation de la performance énergétique 2014

 
Jean-Luc Errant, président de Cityzen Sciences, lauréat du Prix de l’objet connecté 2014

Paul Benoit, Président et fondateur de Qarnot Computing, Prix spécial du jury Espoir du numérique



 

Propos recueillis par Antoine Teillet
 










« A Parrot, nous n’inventons rien, mais nous faisons évoluer ce qui existe déjà. Le Bluetooth a permis de ’réinventer’ le téléphone en voiture ; comme l’iPod a réinventé le baladeur »

Henri Seydoux, fondateur et Pdg de Parrot, lauréat du prix du Manager d’Entreprise 2014

Un manager entrepreneur au parcours atypique
Henri Seydoux a commencé sa carrière en 1978, en tant que journaliste pour le magazine de l’underground et avant-gardiste français « Actuel ». C’est lors d’un entretien avec Roland Moreno, l’inventeur de la carte à puce, qu’il trouve sa voie. Il a 19 ans, abandonne le journalisme et entre dans le monde de la programmation. Après un passage dans différentes start-up et la création d’une entreprise spécialisée dans l’imagerie 3D, Henri Seydoux fonde la société Parrot en 1994 et conçoit 3 ans plus tard le premier agenda électronique avec reconnaissance vocale intégrée. C’est un succès technologique, mais un échec commercial...
Fort de son expertise des technologies sans fil, Henri Seydoux a développé depuis 2008 une gamme de produits multimédia pour lesquels il s’est associé avec des designers prestigieux.
L’avènement du Wi-Fi et le développement naturel des technologies ont ouverts de nouveaux horizons à Parrot.

20 ans de recherche et d’innovations technologiques
L’ingénierie est la clé de voûte du travail de Parrot. Le département R&D de l’entreprise compte aujourd’hui plus de 400 ingénieurs qui travaillent sur des projets novateurs. Parrot a toujours veillé au maintien de ses investissements de R&D à un haut niveau avec une focalisation importante sur le logiciel et le traitement de signal. Parrot développe des produits complets en prenant soin de leur usage ; pour cela le logiciel, l’électronique, le design et aussi le coût de fabrication sont le travail quotidien du bureau d’étude. « Chez Parrot, la base de notre réflexion lorsqu’il s’agit de concevoir un nouveau produit repose sur les mêmes impératifs, » explique Henri Seydoux, Président-directeur général de Parrot. « Il faut que le produit fonctionne avec le téléphone portable, qu’il soit grand public, techniquement sophistiqué avec de nombreuses fonctions de traitement du signal. »

 
 
« Les objets connectés font partie des défis les plus prometteurs qui soient »

Frédéric Potter, président de Netatmo, lauréat du prix de l’innovation de la performance énergétique 2014

En tant que diplômé de Télécom ParisTech promotion 93, ce prix de l’innovateur 2014 doit avoir une valeur toute particulière…
Il est vrai qu’avoir été récompensé par mon ancienne école compte beaucoup pour moi. En trois années d’études suivies d’un doctorat en micro-électronique, Télécom ParisTech m’a en effet beaucoup apporté, me préparant pleinement aux métiers que je voulais rejoindre. La forte présence de ses diplômés au coeur de toutes les start-up françaises est d’ailleurs le signe de la qualité de ses programmes.


Quelles sont les points forts de cette formation ?
Il y a notamment en ce lieu une très forte osmose entre enseignement et recherche avec, entre autres, une capacité à utiliser la recherche comme méthode pédagogique. Autre atout de l’école, des laboratoires de renommée internationale, et une capacité à proposer, en parallèle, des apprentissages également très technologiques et très opérationnels. Bref, tout le mix nécessaire pour former des diplômés à la fois compétents en entreprise mais aussi capables de théoriser et de voir plus loin dans leur activité.

Quels sont désormais vos projets à la tête de Netatmo ?
Nous comptons passer d’ici la fin 2014 de 40 à plus de 70 collaborateurs… Les objets connectés faisant partie des défis les plus prometteurs qui soient, nous sommes confiants en matière de croissance, et proposons donc d’évidentes opportunités pour des candidats en recherche & développement, –un domaine au coeur de toute notre organisation– mais aussi sur certaines fonctions commerciales. Des postes que nous pourrons créer en France mais aussi à l’international. Après avoir en effet monté un bureau à Boston, nous devrions en effet ouvrir d’ici peu d’une représentation à Hong-Kong.
« Le PTN, une reconnaissance et un encouragement national »

Jean-Luc Errant, président de Cityzen Sciences, lauréat du Prix de l’objet connecté 2014

Etre récompensé en France après avoir été récompensé au CES de las Vegas était-il important pour vous ? Bien sûr. Il s’agit en effet de deux prix parfaitement complémentaires, le PTN représentant une reconnaissance et un encouragement national d’autant plus importants que le projet Smart Sensing que nous développons veut mobiliser tout un consortium d’entreprises et d’experts tournés vers ce même objectif : promouvoir la fabrication en France de vêtements connectés.
Ce geste démontre aussi le soutien dont nous bénéficions dans le monde académique. Nous travaillons d’ailleurs à renforcer d’autres partenariats à l’international avec des universités chinoises ou encore américaines.

Sur un autre plan, nous allons également ouvrir une filiale à San Francisco au début de l’été et une filiale à Tokyo d’ici la fin 2014. Les prochains contrats prévus confirment enfin tout l’engouement que le projet suscite auprès de groupes tels que de grands fabricants sportifs, certaines marques de santé, mais aussi le monde mutualiste, l’assurance, voire l’automobile et la protection individuelle.

Prévoyez-vous de renforcer vos effectifs et seriez-vous intéressés par les jeunes ingénieurs ? Télécom ParisTech représente un vivier de candidats très important pour nous, de même que le consortium ParisTech dans son ensemble. Disposer ainsi d’un ensemble d’écoles et de spécialités extrêmement larges, depuis les réseaux jusqu’au marketing en passant par l’ingénierie pure est un atout pour les entreprises françaises.
J’ai pour ma part un excellent souvenir de Télécom ParisTech où j’ai étudié dans le cadre d’un contrat pour France Télécom. J’ai notamment pu y confronter un certain nombre d’enseignements à des situations rencontrées dans mon activité. Ce genre de comparaison est toujours très instructif.



« Recentrer en France la puissance de calcul »

Paul Benoit, Président et fondateur de Qarnot Computing, Prix spécial du jury Espoir du numérique

Quel sentiment avez vous éprouvé en étant récompensé par le jury du Prix des technologies numériques ?
J’ai ressenti d’autant plus de fierté que les autres sociétés primées par le PTN sont des acteurs très emblématiques des technologies d’aujourd’hui et de demain. Autre satisfaction, être récompensé par Axelle Lemaire, fraîchement nommée secrétaire d’Etat au Numérique.

Comment comptez-vous vous développer dans les prochains mois ?
Nous venons de boucler une levée de fonds de 2 millions d’euros qui va nous permettre d’accélérer encore le développement du Q.rad, notre radiateur, de manière à ce qu’il propose une offre de calcul intensif toujours plus adaptée aux besoins respectifs des start-up, PME ou encore grandes entreprises. En parallèle, il pourra fournir du chauffage aux particuliers et professionnels chez qui nous l’installerons, mais aussi, très bientôt, des services supplémentaires de domotique.
Aujourd’hui, l’atout de ce projet réside notamment en ce qu’il intéresse les entreprises mais aussi le grand public. Autre point fort de Qarnot, proposer une solution de calcul recentrée en France, alors que les grands data centers de nos concurrents se situent à l’étranger. Avec les emplois que cela suppose.

Recrutez-vous les jeunes diplômés de Télécom ParisTech ?
Ces éléments nous intéressent parce qu’ils sont rigoureux, polyvalents et opérationnels. Nous pouvons leur proposer un environnement technique très innovant et toute la spécificité d’une petite entreprise. Non pas un cadre contraignant, mais bien une organisation où les missions pourront rapidement évoluer. Avec des clients allant de la banque à l’animation 3D. C’est très enrichissant.

 
 

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