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Rencontre avec Rémy Burel (2009) - Sofware Engineer ​chez Laplace Systems à Kyoto

Portraits

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02/03/2017


Rencontre avec Rémy Burel (2009)

Sofware Engineer

chez Laplace Systems à Kyoto


 


Bonjour Rémy, présente-nous ton parcours.  
Après une prépa PC à Rouen, j’ai intégré Télécom ParisTech en 2006.  À la suite du tronc commun de première année, j’ai suivi un parcours à la carte avec une grosse dominante réseau et SES ainsi qu’une touche d’informatique qui m’a permis d’effectuer mon stage ingénieur dans un laboratoire de robotique au Japon. J’ai enchaîné avec un autre stage long en audit financier à Paris, pour finalement intégrer la majeure management et nouvelles technologies en partenariat avec HEC.
Grâce à ces différentes expériences, j’ai été embauché chez Orange dans le cadre du graduate programme. Mon premier poste fut dans une petite équipe de développement agile qui développait des API pour des services telco, ce qui m’a permis de faire du développement informatique et de la gestion de projets. Puis j’ai intégré l’équipe Livebox pour m’occuper de la gestion des demandes d’évolutions sur les différentes versions présentes au sein du groupe et du management de projets d’évolution firmware.

Enfin, j’ai rejoint l’équipe d’Orange Labs, à Tokyo, pour gérer des projets transverses entre le Japon et la France et aider à l’effort de veille. Parce que j’avais envie de découvrir le Japon, dans la vraie vie et pour des raisons personnelles, j’ai choisi de rejoindre une PME japonaise basée à Kyoto. Laplace Systems est spécialisée dans la simulation et de monitoring de centrales électriques principalement solaires. Je participe au développement de leurs services Web.

Que t’ont apporté tes études à Télécom ParisTech ?
L’ école m’a permis d’appréhender les nombreuses facettes du monde des nouvelles technologies tant au niveau informatique que des télécoms. Par ailleurs, la présence d’un corps professoral et l’intervention de personnalités extérieures d’une très grande qualité m’ont permis d’avoir une connaissance générale sur l’ensemble des sujets et d’acquérir des connaissances pointues dans de nombreux de domaines.
Au delà des domaines techniques, la possibilité de s’ouvrir à de très nombreux sujets comme l’économie, les langues ou la culture permet d’être plus conscient et plus armé à la sortie de l’école. De plus, la richesse d’une grande école comme Télécom ParisTech, c’est aussi la présence d’associations. Sans elles, je n’aurais pas pu essayer de mettre en pratique et confronter mes idées et mes apprentissages au monde réel, de créer autant de liens avec les camarades de différentes promo et de créer une expérience qui fait que je suis fier et heureux d’être diplômé de l’école. C’est un vrai plus à titre personnel et professionnel !
 

Pourquoi avoir choisi le Japon ?
J’ai toujours eu un intérêt pour le Japon et sa culture - mais bien plus pour son histoire et ses traditions que pour la culture populaire autour des animés, mangas très en vogue dans ma génération.
Cependant, le vrai déclic fut mon arrivée à l’école. Lors de l’amphi de présentation des langues, j’ai découvert le professeur Sasaki-sensei dont le dynamisme et la joie communicative ont fini de me convaincre de me lancer dans l’aventure de l’apprentissage de la langue japonaise.  Grâce à Sasaki-sensei et au soutien de l’école, j’ai pu effectuer mon stage ingénieur dans un laboratoire de robotique dans le Kansai, ce qui a créé chez moi une forte envie de revenir dans ce pays. 

En effet, le Japon est un pays fascinant où la culture est riche, les paysages magnifiques, la nourriture succulente avec un attrait fort et réciproque pour la France. Évidement la qualité de vie et du service est sans égale dans le monde, ce qui ne gâche rien !
Une fois que l’on a pu tisser des liens avec les Japonais, qui se révèlent être des personnes foncièrement gentilles, attentionnées et chaleureuses on ne peut qu’avoir envie d’y rester ! Je n’arrivais pas non plus sans aucune connaissance car grâce au tandem franco-japonais, j’avais pu créer quelques amitiés à Paris. 

Aurais-tu un conseil pour ceux qui souhaiteraient tenter  l’aventure au  Japon ?
En tant qu’ingénieur et en tant que télécommien on a une double chance : apprendre des connaissances techniques qui sont universellement reconnues et encore plus valorisées au Japon et avoir accès à des cours de japonais d’excellent niveau. 
Alors, si vous avez envie d’aller au Japon, misez sur les cours techniques, étudiez très sérieusement le japonais, participez au tandem franco-japonais, faites des stages et/ou des échanges universitaires, renseignez-vous, n’idéalisez pas le pays outrageusement et les portes devraient s’ouvrir devant vous pour votre plus grand bonheur. 頑張れ

 
INNOVATION & CO
 
L’innovation numérique qui vous a marqué
lorsque vous étiez étudiant ?
En arrivant au Japon, j’ai découvert les keitai-mail. Des emails sur les téléphones dans lesquels on peut mettre 10 000 caractères, des smileys et en envoyer autant qu’on veut. À l’époque du SMS roi en Occident, c’était une véritable avancée !
         La dernière innovation en date qui vous a marqué ?
L’intégration de ma carte de transport Suica dans mon iPhone 7, les transports n’ont jamais été aussi faciles à prendre. Quand je rentre en France et que j’arrive à Roissy pour prendre le RER, j’aimerais autant de simplicité pour moi et toutes les personnes ne vivant pas en Île-de-France.
     
Celle dont vous rêvez ? (réaliste ou non !)
Un moyen de transport assez rapide pour passer voir les amis et la famille en France le temps d’un pont.
 
Votre prochain défi personnel ou professionnel ?
Maîtriser assez bien le japonais,  pour pouvoir mener des projets comme n’importe lequel de mes collèges ! 

 
Envie d’en savoir plus ?
Pour continuer la discussion avec Rémy, n’hésitez pas à le contacter : remy.burel@telecom-paristech.org

 

Ce portrait était l'occasion d'en savoir plus sur les cours de japonais donnés à Télécom ParisTech. Nousa vons donc interrogé la célèbre professeure de japonais de Télécom ParisTech : Atsuko Sasaki. 
 

J’enseigne le japonais à Télécom ParisTech depuis une trentaine d’années et depuis ma retraite à l’âge de 65 ans, je continue à enseigner en tant que vacataire.  En parallèle de l’enseignement, je m’occupe des stages d’ingénieurs et de Formation humaine pour faire connaitre mon pays à nos étudiants.

A l’époque de Rémy, en 2006, une petite dizaine d’étudiants partaient au Japon pour leur stage d’ingénieur.
Pour trouver les entreprises susceptibles de prendre nos étudiants en stage, je fais la tournée des entreprises chaque été lors mon retour dans mon pays. Il est en effet très important de garder une très bonne relation avec les entreprises. 

Depuis quelques années, ce sont plus de 15 étudiants qui partent chaque année dans le cadre de la Formation humaine. En première année, les élèves ont un mois d’apprentissage de langue dans une école de langue et vivent dans une famille japonaise. En deuxième année ils pratiquent le japonais, en situation, en travaillant dans un hôtel. Mon grand plaisir, est de voir qu’il y a toujours des étudiants qui cherchent à retourner dans mon pays, tout comme Rémy. 

Et chaque année, lors de mon retour au Japon, j’ai la chance de retrouver d’ anciens télécomminiens pour une sortie gastronomique. Les rencontres Tandems que j’organise favorisent les rencontres entre jeunes japonais et français, et aboutissent même parfois à des mariages ! 

Pour que les étudiants soient prêts à partir au Japon, mes cours consistent à leur donner une bonne base grammaticale. Le japonais est facile aussi bien au niveau grammatical que pour la prononciation, ils peuvent donc le pratiquer dès  leur arrivée !  Et surtout,  j’incite tous mes étudiants à accepter la différence linguistique pour accepter la grande différence culturelle entre nos deux pays. C’est ce qui, à mon avis, est très important pour tous les étudiants.

 
Atsuko Sasaki

 

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