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Revue 168 - Six témoignages d'alumni

Articles Revue TELECOM

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18/04/2013



Six témoignages d'alumni

 
dans la revue TELECOM n° 168


 

Travailler dans les télécoms... mais sur les usages
par irène Bastard (2002) 


Il y a ceux qui savent qu’ils veulent travailler dans les réseaux ou l’informatique en arrivant à Télécom ParisTech. Je n’étais pas de ceux-là, sans savoir pour autant ce que j’allais faire... Et finalement j’y suis restée, mais en travaillant sur les usages.

Après avoir réalisé ma troisième an-née dans le mastère «  Management et Nouvelles Technologies » co-habilité avec HEC, ma carrière a donc commencé par un poste d’ingénieur Télécom, chef de projet SI, mais dans une société non technologique, en l’occurrence La Redoute. Trois ans dans un milieu où l’enjeu est de produire des catalogues et des colis de produits textiles m’ont appris à voir les technologies comme un support, utilisé par une multitude de métiers et de personnes plus ou moins à l’aise avec une souris, et pas forcément révolutionnaire par rapport à des dizaines d’années d’évolution et d’adaptation.
Pour prendre un peu de recul, j’ai ensuite évolué vers du conseil en stratégie et marketing dans le secteur des Télécoms et Médias. C’est à cette occasion que j’ai pris conscience de la difficulté d’étudier les usages  : en imbriquant la pratique du téléphone mobile avec les autres supports de sociabilité de la vie courante, ou en recoupant les statistiques d’audience de sites web avec les pratiques hors ligne, finalement, que sait-on vraiment de ce qu’un ordinateur change pour les individus et la société ?

J’ai donc repris des études de sociologie, et basculé dans le monde de la recherche en travaillant sur un projet d’économie et sociologie de la culture au département Sciences Economiques et Sociales de Télécom ParisTech. Aujourd’hui, je poursuis cet approfondissement en menant une thèse de sociologie sur les pratiques d’information sur Facebook, au laboratoire d’étude des usages d’Orange. Cela consiste à analyser des données sur les articles les plus discutés sur Facebook, ou encore à mener des entretiens qualitatifs avec des jeunes et moins jeunes dans toute la France. Le but dans mon cas précis est d’esquisser des hypothèses sur ce que l’on lit et ce que l’on partage en ligne  : qui sont les gens qui font circuler des informations par email ou par Facebook  ? Est-ce qu’on préfère publier sur son mur un article intello-théorique ou un dessin humoristique avec un fond de message politique ? Est-ce que l’information que l’on reçoit de ses amis par email est diversifiée, ou correspond à nos sensibilités ?

De la production des applications et des systèmes réseaux à leur conception et à leur positionnement, j’en suis donc arrivée à étudier les usages du numérique, avec une approche et des méthodologies très différentes de celles de l’ingénieur. La prochaine étape est encore une inconnue, mais je suis convaincue que l’écosystème numérique se développe bien plus que d’autres technologies par le développement des usages, et que le temps long et les sciences humaines sont incontournables pour appréhender l’avenir.

Irène Bastard (2002) a réalisé sa troisième année dans le mastère Management et Nouvelles Technologies cohabilité avec HEC. Après 3 ans comme chef de projet informatique à La Redoute puis 2 ans de conseil en stratégie et marketing, elle réalise en ce moment une thèse de sociologie sur les usages du web et plus particulièrement les pratiques d’information en ligne, au sein de Orange Labs et Télécom ParisTech.






Un métier riche, aux multiples facettes !
par isabelle Demeure (1983)


 
C’est dans l’enthousiasme des débuts du Minitel que j’ai posé, en 1981, ma candidature à l’admission sur titres niveau maîtrise de l’E.N.S.T  ! Deux années enrichissantes et épanouissantes... et je devins Ingénieur de Développement à la SESA pour y travailler au développement de l’Annuaire électronique !

Deux ans plus tard, je mis le cap vers les États-Unis pour y préparer un PhD en Informatique. A mon retour, je décrochai un poste d’enseignant-chercheur à Télécom ParisTech (encore appelée E.N.S.T. à l’époque).

Enseignant-chercheur : un métier riche, aux multiples facettes !Première facette : l’Enseignement. J’avais eu quelques expériences auparavant, mais ce fût un régal d’en faire mon métier. Aujourd’hui encore je prends un grand plaisir à transmettre, à accompagner, à conseiller nos élèves ; et dans le même temps à réfléchir à l’articulation des enseignements, à leur contenu, à la pédagogie à mettre en œuvre.

Deuxième facette, la Recherche : absorbante, exigeante, avec des moments de joie - un résultat, un article accepté, un thésard qui avance à grandes enjambées, et de découragement - mauvais résultats expérimentaux, un article refusé, un thésard qui piétine ! La nécessité de trouver des financements, les projets avec des partenaires académiques et industriels, au niveau français, comme au niveau européen - l’occasion de voir du pays et de découvrir les joies de l’Interculturel. Le passage de l’HDR (Habilitation à Diriger des Recherches), grand moment de la vie d’un chercheur qui signe sa maturité dans le domaine et sa capacité à diriger des travaux et à encadrer des doctorants.

Autres facettes  ? Tout ce qui va avec l’Enseignement et la Recherche... et qui prend une place croissante à mesure que l’on avance dans sa carrière  : participation aux charges collectives, ateliers de réflexion stratégique sur la recherche, groupe de travail sur la prochaine réforme de l’enseignement, activités d’expertise, animation d’équipe, prise de responsabilité, coordination de masters, de mastères, gestion de budget, gestion de projets, etc.

En 20 ans d’activité, je n’ai jamais ressenti d’ennui  : l’activité se renouvelle, et nécessite de développer continuellement de nouvelles compétences !

Puis l’an dernier, j’ai croisé le chemin de l’Institut Villebon – Georges Charpak (http://www.villebon-charpak.fr/), un nouvel institut de formation post-bac qui mènera les étudiants à une Licence de Sciences et Ingénierie. Ce projet est né de la volonté des Écoles de ParisTech en partenariat avec les Universités Paris Sud et Paris Descartes, d’ouvrir plus largement les portes de l’enseignement supérieur à des profils d’étu-diants plus diversifiés. Public visé : des jeunes ayant du potentiel mais possi-blement certaines faiblesses scolaires et qui n’auraient peut-être pas opté pour des études longues parce que ce n’est pas habituel dans leur entourage ou parce qu’ils pensent ne pas en avoir les moyens financiers (l’objectif est de 70% de boursiers). Bacheliers S mais aussi bacheliers STAV, STD2i, STL  ! Un projet social, donc... et un projet pédagogique puisque cet Institut ambitionne d’être une structure pilote d’innovation pédagogique, au service des autres établissements d’enseignement supérieur. L’enseignement sera interdisciplinaire et fera une large place à la pratique (dans la mouvance du mouvement «  la mainàlapâte »de GeorgesCharpak).L’institut préparera les étudiants à l’admission dans les Écoles d’ingénieur par la voie d’admission universitaire et à l’entrée en master. Il devrait accueillir sa première promotion en septembre 2013... et j’en ai été nommée Directrice de la Formation !

Isabelle Demeure (1983)
est professeur au Département Informatique et Réseaux de Télécom ParisTech et membre du laboratoire LTCI du CNRS. Elle a été nommée Directrice de la Formation de l’Institut-Villebon-Georges Charpak en Septembre 2012.Ancienne élève de Télécom ParisTech (1983), elle est titulaire d’un Ph.D. en Informatique de l'Université du Colorado, Boulder (1989) et habilitée à diriger des recherches (Université de Lille, 2002). Isabelle Demeure a occupé plusieurs fonctions managériales en enseignement et recherche telles qu’adjointe au chef de département et déléguée à l’enseignement du Département Informatique et Réseaux. Elle a été responsable de l’équipe de recherche “System, Software and Services” de Télécom ParisTech pendant 15 ans.Isabelle Demeure est spécialiste des systèmes répartis. Elle a une expérience étendue en projets de R&D dans ce domaine. Ses principaux domaines d’intérêt sont les intergiciels (middleware) et les plates-formes logicielles pour les applications réparties, avec un accent sur l’adaptabilité, la mobilité, la coopération et l’intelligence ambiante. Elle a participé à plusieurs projets nationaux et européens. Elle a été experte auprès de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et du MENRT.



Sur tous les fronts
par Bénédicte Hersen (1989)

C’est en tant qu’ingénieur en traitement d’image que ma carrière a commencé. C’était les prémisses de l’utilisation des images satellitaires à des fins civiles. La recherche appliquée nous faisait plancher avec passion sur nos pixels. Sauf que très rapidement, la technique pure m’ennuya.

L’alchimie si particulière qui transforme une collection d’individus en une équipe performante me paraissait autrement plus magique. C’est une formation sur la gestion de conflit qui me fit découvrir l’existence des théories du comportement humain, me fournissant des clés de lecture logiques à des réactions que je croyais imprévisibles. Cette rencontre avec le monde de la psychologie marqua un virage important dans ma carrière. Muée par une soif d’en connaître et d’en comprendre, des formations approfondies à la psychologie et au coaching d’entreprise m’attirèrent. Je continuais à exercer mon métier d’ingénieur chef de projet. Naturellement, les dossiers que l’on me confiait contenaient principalement des difficultés humaines. Mon rôle de médiateur industriel consistait alors à créer de la confiance entre des équipes qui ne voulaient plus travailler ensemble... Fatiguant mais très formateur.

Mon deuxième métier de Coach spécia-liste de la conduite du changement me conduisit à travailler pour différentes fonctions. Epoque où l’entreprise devint mondiale, l’international apportait son lot d’incompréhensions culturelles, renforçant la difficulté des équipes à travailler ensemble. J’étais sur tous les fronts.

En 2006, quand Airbus prend la décision d’installer une chaîne d’assemblage en Chine, c’est une première mondiale. Le plus grand défi est avant tout humain. On me confie le poste de Directrice des Ressources Humaines d’Airbus en Chine. Chargée de conduire le changement de culture de la structure chinoise, je suis garante, sur le long terme, du développement de la stratégie de l’entreprise.
La Chine est, à ce jour, l’expérience la plus exaltante de ma carrière. A cette époque, peu de mes interlocuteurs connaissent mon parcours d’ingénieur. Pourtant, je sais que je lui dois la réussite de cette mission de haut vol. Mon esprit structuré et ma compétence avérée en gestion de projet me permirent de garder le cap. Associés à ma flexibilité de coach, je naviguais à vue dans ces eaux hautement complexes et souvent hostiles.
Comme pour beaucoup d’expatriés, le retour en France fût long et douloureux. Je me sentais décalé ce qui me força à adapter mon comportement devenu chinois aux habitudes françaises. Le conserver sans dénoter me permit d’intégrer toute la richesse de cette culture et de la faire mienne. C’est ainsi que, subrepticement, j’amorçai le deuxième virage de ma carrière.
La Chine, pays collectif s’il en est, définit de manière surprenante le rôle et la mission de chacun. Cela donne un sens puissant à leur vie, ce qui manque souvent à l’Occident. Je suis convaincue que cette capacité à donner du sens est un des piliers de l’entreprise de demain, ce qui lui permettra d’être efficace tout en restant motivante, humaine et dynamisante pour tous. La femme a un rôle à jouer dans cette évolution des mentalités et doit, pour cela, trouver sa juste place au sein de la société et des entreprises.

Mon troisième métier consiste à gérer la complexité. Apportant ce regard sur le monde que la diversité de mon parcours m’a distillé au fil des années, j’accompagne les individus et les équipes qui souhaitent contribuer au monde et donner du sens à leur existence. Consultante ou manager de transition, je les aide sur ce chemin parfois difficile qui vise à concilier aspirations personnelles et activités professionnelles performantes. C’est encore mon esprit d’ingénieur qui me permet de conceptualiser les notions implicites et intangibles du comportement humain. Qui aurait crû ?

Ingénieur de formation, diplômée de psychologie, c’est en tant que coach certifiée spécialiste en gestion de la complexité que Bénédicte HERSEN (89) œuvre depuis plus de vingt à développer la performance, tant individuelle que collective, au sein des entreprises. Actuellement basée en France, elle a vécu en Chine, au Canada, en Angleterre et en Finlande.Ecrivain en cours de publication, souhaitant transmettre son savoir, Bénédicte écrit sur les approches pragmatiques de la conduite du changement, la gestion de la complexité, en particulier à l’international et sur le secret des femmes qui réussissent. Pour connaître les dates de parution à venir, rendez-vous sur son blog www.benedictehersen.com.
Formation
1989 Diplômée de Télécom ParisTech
2003 Certifiée Coach (Transformance Pro)
2004 Diplômée de psychologie (Maîtrise Paris VIII)
2006 Certifiée Six Sigma (Black Belt)



Courte tribune !
par Laure De la Raudière (1989)

Quand je raconte comment je suis devenue députée, beaucoup de personnes ont du mal à le croire et pourtant c’est vrai  ! Alors que j’avais quitté France Télécom en 2001 pour me lancer dans l’entrepreneuriat, des élus du département que je connaissais depuis le temps où j’étais Directeur de France Télécom en Eure-et-Loir, m’ont proposé de «  candidater  » à l’investiture de l’UMP pour les législatives de 2007... Ce fut d’abord, je dois l’avouer, une grande surprise et aussi un honneur. Le fait que je n’étais pas engagée en politique, que je n’y connaissais – il faut l’avouer - rien, ne les gênait pas... au contraire : l’UMP pensait qu’il fallait un renouvellement de candidat dans la 3ème circonscription et voulait donner l’investiture à une femme. Mon parcours personnel et professionnel les intéressait.

Le premier étonnement passé, j'ai réalisé que j'avais devant moi une occasion exceptionnelle de m’engager pour l’intérêt général, au service des autres et pour défendre des convictions. Je pensais aussi que des profils nouveaux, différents de ceux que l’on peut avoir au sein de l’hémicycle, sont nécessaires au bon fonctionnement de la vie démocratique, en particulier des entrepreneurs ou plus généralement des acteurs du monde de l'entreprise singulièrement sous-représentés au Parlement.

Cela m'a confortée dans mon engagement. J’ai alors mené campagne avec déter-mination et enthousiasme dès mon investiture en novembre 2006, afin de me faire connaître. Avec le recul, rien ne résume mieux cette époque que cette maxime de Marc Twain que j'aime bien : « Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait. »

Dès le début de mon premier mandat, je me suis investie sur les sujets du numé-rique et de l’entreprise à l’Assemblée Nationale. C’est ainsi que je suis un ardent défenseur du déploiement du Très Haut Débit pour tous et partout, que j’ai développé une expertise sur les sujets de la neutralité d’Internet et du développement de l’économie numérique.

Aucune activité humaine n'échappe au travail du législateur. J’aime rencontrer les gens, que ce soit pour des interventions individuelles et privées ou pour des projets de société. C’est une chance de pouvoir découvrir autant de personnes différentes, de pouvoir s’impliquer sur des sujets aussi variés. Je l’ai pleinement saisi et m’investis complètement dans ce mandat que les électeurs m’ont confié.

Ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure, ingénieur  en chef des télécommunications, Laure de La Raudière (1989)  a commencé sa carrière chez France Télécom (jusqu’en 2001),  avant de participer au développement d’une start-up, Pertinence Data Intelligence (2001-2002), de lancer sa propre société, MADISY Conseil (2003-2010) et de s’associer au sein de NAVIGACOM SAS (2006-2010).  Elle est député UMP d’Eure-et-Loir depuis juin 2007,  Conseillère Régionale du Centre depuis mars 2010 et maire de son village,  Saint-Denis des Puits, depuis janvier 2012.Elle a 48 ans, est mariée et a trois enfants et habite à plein temps en Eure-et-Loir.




Nao, un robot humanoïde
par Bruno Maisonnier (1983)

Depuis toujours j’ai adoré créer des objets qui bougent, qui prennent en compte leur environnement et qui s’y adaptent pour « vivre » à nos côtés. Voir comment les technologies issues de la mécanique, de l’électronique et de l’informatique pouvaient s’associer pour animer des objets au comportement intelligent m’a toujours fasciné.

Les études d’ingénieur m’ont donné accès à toutes ces connaissances. Après avoir intégré l’École Polytechnique, je suis passé à Télécom ParisTech où j’ai acquis une compétence en systèmes informatiques qui m’a permis de faire une longue et belle carrière dans la banque, puis en tant que directeur d’agence dans différents pays du monde. Cela m’a permis de comprendre aussi que le succès d’une entreprise dépend non seulement de la qualité de son produit, mais aussi de celle de son management, de sa gestion et de sa stratégie.

Pendant toutes ces années, je continuais à suivre et à expérimenter les dévelop-pements de la robotique pendant mon temps libre. Et en 2005, j’ai franchi le pas. J’ai estimé que les technologies étaient prêtes et que le marché attendait une offre en robotique, différente de tout ce que les laboratoires et les quelques PME du domaine avaient imaginé jusque là. Créant Aldebaran Robotics avec 4 ou 5 jeunes ingénieurs et stagiaires, nous avons imaginé Nao, un robot humanoïde de 58 cm de haut dont l’apparence en ferait un compagnon accepté de tous et dont l’environnement de développement logiciel en ferait un terrain d’exploration pour tous les passionnés, du monde de la recherche ou d’ailleurs.

Huit ans plus tard, le succès de Nao (relayé par plusieurs levées de fonds auprès d’investisseurs partageant ma vision de la robotique au service de tous) a permis à Aldebaran Robotics de compter plus de 230 collaborateurs, des bureaux aux Etats-Unis et en Asie et d’avoir vendu plus de 3000 Nao qui travaillent auprès des cher-cheurs et des enseignants du monde en-tier pour préparer la robotique proche de l’homme dont je rêve depuis toujours.


Diplômé de Polytechnique (1978) et de Télécom ParisTech (1983) Bruno Maisonnier commence sa carrière dans la banque. Il crée en 2005  Aldebaran Robotics et son robot Nao.








L'envie d’entreprendre
par Minh-Sang Vo (1995)

Avec mon diplôme en poche en 1995, j’ai commencé, comme beaucoup d’entre nous à l’époque, un parcours relativement classique en SSII. J’ai ensuite fait un passage «  de l’autre côté de la barrière », du côté client, dans une banque. Ce que j’ai apprécié durant ces premières années, c’est d’avoir eu la chance de me voir confier des projets de modernisation informatiques toujours liés à Internet et nécessitant, alors, de la veille technologique permanente.

Je pense que le goût de l’entrepreneuriat a tout doucement commencé à germer dans mon esprit. Je suis ainsi parti rejoindre un enthousiasmant projet de création de joint-venture européenne entre un constructeur informatique et un fournisseur d’accès Internet. Moments trépidants car nous n’étions alors qu’une intrépide petite équipe de 4 personnes, «  une petite armée mexicaine » comme nous aimions nous appeler parfois. C’est là que j’ai fait mes armes dans les « deals » commerciaux agrémentés de multiples business plans sous la houlette d’un fabuleux directeur général prodigue en conseils. J’ai alors bifurqué vers la direction marketing et commerciale. Ma formation à Télécom ParisTech m’a alors servi à double titre : d’une part pour instaurer des relations de confiance et de légitimité avec les services d’engineering internes ou externes et, d’autre part, pour manager des équipes marketing européennes en appréhendant mieux la richesse et les contraintes des telles équipes internationales.

Mon envie d’entreprendre a ensuite vraiment pris le pas. Tout d’abord avec une start-up issue de l’essaimage EDF dont on m’a proposé la direction marketing et commerciale puis avec la création de ma propre société Aquaprawna dans un domaine à cent mille lieux des télécoms : la gastronomie de luxe  ! Une passion familiale, une idée qui germait depuis une dizaine d’années ... Cela n’a pas été une mince affaire. Il fallait tout redécouvrir  : les repères professionnels, le réseau commercial et les relais de communication. Mais avec une équipe familiale soudée, une passion chevillée au corps et un produit exceptionnel, nous avons su nous attirer les faveurs de chefs étoilés et de journalistes tels que ceux du Michelin.

C’est un grand écart me direz-vous, mais les facéties du destin m’ont ensuite amené à créer, à la demande de clients et de sociétés marketing partenaires, une activité informatique en systèmes d’informations et créations de sites web. Depuis deux ans, je mène de front ces deux activités très différentes mais tout aussi enrichissantes intellectuellement.


Minh-Sang Vo (1995)
est président et co-fondateur depuis 2009 d’Aquaprawna, société d’import-export en gastronomie de luxe, et d’Aquawebit, spécialisée en architecture SOA et création de sites web. Auparavant il a fait partie de l’équipe fondatrice de Nexess, et travaillé chez Packard Bell Europe et NEC Computers International à des postes de direction marketing, et à la Société Générale et Cap Gemini à des postes de chef de projet informatique.

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