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Revue 171 - Quand les chiffres viennent corroborer les témoignages...

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15/01/2014



Quand les chiffres viennent

corroborer les témoignages ...

 



Dans la revue TELECOM n° 171

L’APEC (Association pour l’Emploi des Cadres) dans le cadre de son Observatoire du marché de l’emploi cadre, analyse et anticipe les évolutions professionnelles dans un programme annuel d’études et de veille. Ci-dessous, une étude intitulée « situation professionnelle des Cadres ingénieurs » vient apporter une dimension quantitative à notre réflexion « ingénieurs-Managers ». Au total, environ 15 900 clients cadres de l’APEC ont répondu au questionnaire électronique envoyé fin 2011 via une plateforme internet.
En voici un extrait.
 
Un rappel tout d’abord : le terme « ingénieur » fait référence à la population des cadres diplômés d’une école d’ingénieurs et ayant donc obtenu à la fin de leurs études le titre d’Ingénieur. Ces écoles (habilitées par un organisme paritaire, la Commission des Titres d’Ingénieurs) dispensent toutes aujourd’hui une formation à Bac + 5. Mais l’utilisation de cette notion s’est aujourd’hui étendue, et peut être utilisée pour désigner des postes appartenant à des fonctions à dominante commerciale ou de conseil. Le terme « ingénieur » recouvre donc des réalités différentes selon qu’il est étudié sous l’angle de la formation ou bien celui de la fonction.

Les cadres diplômés d’une écoled’ingénieurs représentent un quart de lapopulation des cadres salariés en activité.

Les femmes demeurent, encore aujourd’hui, minori-taires parmi les cadres ingénieurs diplômés. Si un tiers des cadres sont des femmes, elles ne représentent que 22 % des cadres diplômés d’une école d’ingénieurs

La moitié des cadres diplômés d’une école d’ingénieurs travaillent dans le secteur de l’Industrie alors que ce secteur ne concerne qu’un peu moins d’un tiers des cadres. Symétriquement, ils sont sous-représentés au sein du secteur des Services et celui du Commerce.

La moitié des cadres diplômés d’une école d’ingénieurs occupe un poste dans une entreprise comprenant plus de 1 000 salariés, soit 10 points de plus que pour l’ensemble des cadres (tableau 8). Cela s’explique par la forte présence des ingénieurs dans l’Industrie, secteur dans lequel les grandes entreprises sont largement représentées.

L’essentiel des diplômés d’écoles d’ingénieurs se répartit entre trois fonctions. Avec 31 % des ingénieurs, la fonction Études, recherche et développement constitue leur principal pourvoyeur d’emplois, suivie des fonctions Services techniques et Informatique où l’on dénombre respectivement 22 % et 21 % des cadres diplômés d’une école d’ingénieurs.

À noter, 9 % des cadres diplômés d’une école d’ingénieurs occupent un emploi dans la fonction Commercial, marketing. Au sein de cette fonction à laquelle ils ne sont, a priori, pas directement destinés, la plupart occupent des postes de business manager, de chargé d’affaires, de directeur commercial, de directeur régional, d’ingénieur technico-commercial ou encore de Key account manager.

L’évolution de la carrière professionnelle a une influence sur les fonctions occupées. Les cadres en milieu et fin de carrière n’occupent pas dans la même mesure les fonctions choisies par les cadres plus jeunes. Ainsi, la fonction Études, recherche et développement semble aisément accessible en début de carrière puisqu’elle concentre 43 % des emplois des ingénieurs de moins de 30 ans, mais la proportion diminue avec l’expérience et l’âge pour atteindre 24 % chez les 50 ans et plus. Au fur et à mesure du déroulement de leur carrière professionnelle, une part conséquente d’ingénieurs expérimentés quitte donc cette fonction pour évoluer vers d’autres. Les fonctions Commercial, marketing et Production industrielle semblent avoir davantage d’attrait pour les cadres les plus expérimentés. La fonction Services techniques fait office d’exception, avec une part d’ingénieurs qui ne varie quasiment pas quel que soit l’âge














 






Comme l’ensemble des cadres, 66 % des cadres diplômés d’une école d’ingénieurs sont amenés à animer une équipe dans le cadre de leur mission (cf tableau ci-des-sus). En revanche, ils sont moins nombreux, en proportion, à être responsable hiérarchique. Mais l’écart sur cette question entre ingénieurs diplômés et l’ensemble des cadres est à tempérer  : puisque la moyenne d’âge des ingénieurs est plus faible que celle de l’ensemble des cadres, ils sont proportionnellement moins souvent responsables hiérarchiques que l’ensemble des cadres, ces derniers étant plus expérimentés.

La part de cadres ayant des responsabilités hiérarchiques s’accroît avec l’âge. Ce phénomène touche aussi les ingénieurs  : si 13 % seulement des cadres diplômés d’une école d’ingénieurs de moins de 30 ans sont responsables hiérarchiques, cette part atteint 43 % chez les ingénieurs diplômés de 50 ans et plus. À noter, animer une équipe sans être responsable hiérarchique est une particularité du poste qui évolue peu chez les ingénieurs, puisque la part d’ingénieurs qui ont cette mission oscille entre 11 % et 14 % quelle que soit la tranche d’âge.














 









Les ingénieurs sont aussi moins nombreux à avoir la responsabilité d’un chiffre d’affaires à réaliser (écart de 7 points avec la moyenne) ou bien à devoir gérer un budget (tableau 13). Lorsque cette question est étudiée par tranche d’âge, on observe, comme pour toute responsabilité, une augmentation de la part d’ingénieurs concernés. 

Enfin, parmi les caractéristiques du poste occupé, on peut noter l’importance de la dimension internationale chez les cadres diplômés d’une école d’ingénieurs. En effet, les trois quarts d’entre eux ont un poste tourné vers l’international. Cette dimension se concrétise, pour la moitié d’entre eux, par des liens avec des filiales, fournisseurs ou clients basés à l’étranger. Pour plus d’un tiers, il s’agit aussi de déplacements à l’étranger dans le cadre de leurs missions. La part de cadres diplômés d’une école d’ingénieurs effectuant des déplacements à l’étranger augmente avec l’âge : 29 % des ingénieurs de moins de 30 ans sont amenés à se déplacer à l’étranger quand ils sont 41 % parmi les ingénieurs de 50 ans et plus. La dimension internationale du poste s’accroît donc chez les ingénieurs au fil de leur carrière quand elle concerne plutôt les 30-39 ans chez l’ensemble des cadres. Le degré d’internationalisation dépend, en outre, beaucoup de la fonction occupée par ces cadres diplômés d’une école d’ingénieurs. Ainsi, plus de la moitié de ceux occupant un poste dans la fonction Commercial, marketing sont amenés à se déplacer à l’étranger, contre moins d’un quart pour ceux travaillant dans la fonction Informatique. Les liens avec des filiales ou clients basés à l’étranger touchent les deux tiers des ingénieurs dans les Services techniques. Une grande disparité existe aussi entre les secteurs d’activité. Plus des trois quarts des cadres ingénieurs diplômés travaillant dans l’Industrie ont un poste à dimension internationale contre la moitié de ceux travaillant dans les Services


 

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