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Revue TELECOM 176 - Interview croisée des entrepreneurs de l'économie collaborative

Articles Revue TELECOM

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15/06/2015


INTERVIEW CROISEE DES

ENTREPRENEURS DE

L'ECONOMIE COLLABORATIVE
 

Frédéric Mazzella de BlaBlaCar, Olivier Grémillon d'Airbnb et Charles Egly de Prêt d'Union répondent aux questions de Vincent Pilloy, et nous expliquent comment leurs entreprises dynamiques sont en train de transformer les marchés du transport, de l'hébergement ou des prêts bancaires.

Vincent Pilloy : "Quels sont les facteurs clés expliquant le succès de l'économie collaborative? En général, et plus particulièrement pour les services que vous proposez ?"
Olivier Grémillon : On nous demande souvent si le succès de l'économie collaborative s'explique par la forte crise économique que nous traversons depuis plusieurs années. Je pense que la crise a accéléré l'adoption de l'économie collaborative mais c'est un phénomène bien plus profond et durable qu'une simple réaction conjoncturelle.

L'économie collaborative représente des pratques que nous connaissions à petite échelle qui se sont considérablement développées ses dernières années pour des raisons :
  • technologique : Internet a permis de développer des pratiques locales (troc, échange, location) à l'échelle internationale ;
  • sociale : une réelle envie de sortir du consumérisme individuel pour se tourner vers des modèles plus humains ;
  • idéologique : la volonté de mieux et moins consommer ;
  • financier : le pouvoir d''achat des français est en baisse de 4% deouis 2009. S'ensuit alors une véritable recherche du "bon plan".

Les indicateurs montrent que les différentes offres d'économie collaborative répondent à un besoin et une envie : consommer autrement. Si on prend l'exemple d'Airbnb, alors que le tourisme mondial ne cesse de croitre, l'expérience de voyage n'a que peu évolué. Airbnb apporte une capacité d'accueil complémentaire et nécessaire mais surtout une nouvelle expérience de voyage plus locale et authentique. Je pense donc que cette nouvelle forme de voyage s'inscrit dans la durée et qu'elle continuera à se développer dans les années à venir.

Frédéric Mazzella : C'est la combinaison de deux évolutions actuelles : premièrement, en combinant la connectivité d'Internet et la capacité de traitement de quantités de données de plus en plus importantes, nous pouvons aujourd'hui optimiser l'utilisation de ressources qui jusqu'ici étaient sous-utilisées (dans le cas du covoiturage, la voiture) ; deuxièmement, avec l'arrivée des réseaux sociaux nous assistons depuis quelques années à un changement sociétal majeur, qui construit des communautés de millions d'individus autour de services ou concepts communs, et crée une nouvelle approche du lien entre les personnes.

Dans le cas de covoiturage, on réalise aujourd'hui que c'est un non-sens économique mais également social et écologique que de voyager seul dans sa voiture ! Avec BlaBlaCar, les conducteurs partagent leurs frais de route avec leurs passagers qui, eux, voyagent à moindre frais. Tout le monde y gagne. De plus avec ce système, les potentialités de trajets sont démultipliées. BlaBlaCar offre ainsi une nouvelle liberté de se déplacer, accessible au plus grand nombre.

Charles Egly : Conceptuellement, l'économie collaborative doit son efficacité et donc son succès au fait qu'il s'agit d'un modèle désintermédié, dans lequel la disparition des intermédiaires classiques supprime les frictions traditionnelles en termes de prix et rapidité. Chez Prêt d'Union, il en ressort des taux de crédit plus compétitifs pour les Emprunteurs et 
un rendement meilleur pour les Prêteurs et surtout une meilleure expérience client (plus transparente, plus rapide et plus efficace).

V.P. : « Peut-on d’ores et déjà parler de phénomène de masse, ou avez-vous le sentiment que vos services n’ont encore été adoptés que par un segment de la population ? Et dans ce cas, comment le caractériser ? »
F.M. : Nous ne sommes qu’au début de l’histoire. BlaBlaCar, lancée en 2006, fait partie des pionniers de l’économie du partage… et notre communauté continue encore aujourd’hui de croître à un rythme exponentiel ! Prenez la France. Quelques observateurs nous disaient, au début, que le covoiturage allait se cantonner aux étudiants. Aujourd’hui, l’âge moyen de nos nouveaux membres est de 33 ans (il était de 29 ans en 2010) et la part des quadra, quinqua et sexagénaires ne cesse d’augmenter sur le site. 5% de nos membres ont ainsi plus de 55 ans. De la même manière, nous sommes en train de prouver que le covoiturage peut devenir une solution non seulement européenne mais aussi globale et internationale. Comme l’illustrent nos lancements en Russie, en Turquie et, dernièrement, en Inde. Avec une communauté aujourd’hui de plus de 10 millions de membres, nous approchons donc en effet de ce que l’on peut qualifier de phénomène de masse.

 

O.G. : Il n’y a pas de profil utilisateur type sur Airbnb et aujourd’hui les jeunes comme les seniors s’hébergent ou voyagent grâce à Airbnb. Nous avons de plus en plus de familles qui utilisent Airbnb pour séjourner dans des maisons qui comportent tous les équipements nécessaires. Par ailleurs, de plus en plus de voyageurs d’affaire ont également recours à Airbnb pour se loger quelques jours, et avoir l’impression d’être chez eux même en déplacement.
Plus de 30 millions de voyageurs ont séjourné avec Airbnb dans le monde entier, donc on commence en effet à atteindre une certaine notoriété dans l’ensemble de la population. Plus encore, ce que nous remarquons c’est que « faire du Airbnb » entre presque dans le langage courant, et on entend de plus 
en plus d’entreprises lancer le « Airbnb de quelque chose ». Cela dit, chacun peut potentiellement devenir hôte ou voyageur, donc nous avons encore bien sûr du chemin à parcourir !

C.E. : Au début, Prêt d’Union était surtout utilisé par les urbains d’Ile de France ; aujourd’hui la répartition de nos clients sur la carte de France correspond à la répartition démographique de la population française sur le territoire national.

 
Chiffres clés
 
  • ​lancée en janvier 2012
  • 145 millions d'€ de crédits financés à aujourd'hui (don en à peu près - 3 ans), ce qui représente plus de 16'000 crédits
  • 2.6 milliards d'€ de demandes de crédits depuis le lancement (Prêt d'Union finance donc - 6% des demandes de crédits)
  • Prêt d'Union finance actuellement plus d'1 demi-million d'€ de crédits par jour
  • Prêt d'Union a déjà reversé plus de 5 millions d'€ d'intérêts à ses Investisseurs-Prêteurs

 











Biographie de Charles EGLY 
Co-fondateur & Président du Directoire - 35 ans, HEC. M. EGLY a travaillé pendant plus de 7 ans chez BNP Paribas, d'abord comme développeur produit dans le département Banque Privée / Asset Management à Hong-Kong, puis comme structureur de produits dérivés de crédit dans le département Fixed Income à Paris.



 

V.P. : « Est-il important pour vous de développer l’esprit de communauté pour les utilisateurs de vos services ? Comment vous y prenez-vous ? »

O.G. : La communauté, c’est le cœur de notre ADN. Tout à l’origine d’Airbnb, ce sont les 3 premiers voyageurs reçus chez nos co-fondateurs Brian et Joe qui ont donné l’idée à ces derniers de pousser le projet plus loin qu’un simple gagne-pain le temps d’un week-end. Plus tard, pour accélérer la croissance d’Airbnb, nos fondateurs sont allés chaque week-end à New York rencontrer la communauté Airbnb qui s’y formait, pour aider les hôtes à faire des photos de leurs logements et comprendre de quelles fonctionnalités ils avaient besoin pour utiliser au mieux le service. Depuis lors, nous sommes toujours restés au plus proche de notre communauté.


Ce sont nos hôtes qui fournissent l’expérience de voyage Airbnb, nous devons partager sur la durée une mission et des valeurs communes. Cela passe par des contacts réguliers avec notre équipe expérience client et notre équipe hospitalité chargée de donner des conseils à nos hôtes. Nous avons également un programme SuperHost pour distinguer les meilleurs hôtes de notre communauté et inspirer l’ensemble des hôtes français. Enfin, nous organisons des événements forts comme nos meet-up et notre Airbnb Open qui réunit plusieurs centaines d’hôtes chaque année.
 

C.E. : Oui, l’esprit de communauté permet de mobiliser les clients, utilisateurs du service, qui jouent un rôle d’ambassadeur de la marque et contribuent via leur remontées/suggestions/

critiques/commentaires à améliorer le service afin que ce dernier soit toujours user-centric.


F.M. : Absolument ! La communauté, c’est notre valeur quand on est une place de marché. Créer une communauté de confiance a pris de longues années, mais c’est ce qui permet aujourd’hui l’essor de notre service de covoiturage. De plus chez BlaBlaCar, nous sommes tous covoitureurs, nous faisons partie de la communauté. C’est primordial en effet de tester le produit et d’échanger constamment et directement avec nos membres. Cela nous permet d’améliorer le service en étant toujours au plus près des besoins de la communauté. « The member is the boss » et « Think it, build it, use it » font partie de nos valeurs clés, affichées dans nos bureaux. Nous avons une équipe « relation membres » dédiée spécifiquement à nos millions de membres. De plus, nous organisons régulièrement des rencontres physiques avec notre communauté lors des BlaBlaTimes, du BlaBlaDay ou du BlaBlaTour. Dernièrement, nous avons même lancé le BlaBlaHelp, un tchat communautaire qui permet à nos membres aguerris d’aider et de conseiller en temps réel et de manière personnalisée les nouveaux visiteurs du site ! C’est une innovation décisive qui démontre toute la confiance que l’on a dans notre communauté, et l’importance que nous y apportons.
 

Chiffres clés
 
  • 100.000 annonces en France dont 40.000 en région parisienne
  • 3 millions de voyageurs en France depuis la création
  • La nuit du nouvel an, 550.000 personnes dormaient dans les logements Airbnb
  • 30 millions de voyageurs depuis la création du service



Biographie de Olivier Grémillion 
Managing Director, EMEA & Africa - Olivier Grémillon dirige Airbnb pour la région EMEA. Il a rejoint l’entreprise en janvier 2012 pour lancer le bureau français. Depuis fin 2013, il est en charge de la coordination des huit bureaux de la région. Avant de rejoindre Airbnb, Olivier était Associate Principal chez McKinsey à Paris et San Francisco et a été chef de projet chez Deloitte. Il a également participé au lancement de plusieurs start-ups en France et à l’étranger. Olivier est diplômé de l’ESSEC et titulaire d’un MBA de Harvard.



V.P. : « Vous êtes des entrepreneurs et ce qu’on appelle des pure players, pensez- vous que l’économie collaborative soit réservée à ce type d’acteurs, ou est-ce que les acteurs établis s’y intéressent et peuvent y réussir ? »

C.E. : l’économie collaborative étant un modèle désintermédié de plate-forme, il est difficile pour un acteur traditionnel, dont le modèle est totalement antinomique, de réussir dans ces nouveaux modèles.

F.M. : C’est vrai que l’économie collaborative est le fruit d’Internet. C’est donc un avantage indéniable d’avoir dans nos gènes et notre organisation, qui en découle, la culture numérique. C’està-dire la culture de l’itération, du data-driven… sans l’inertie d’une structure déjà établie. Cependant l’économie du partage n’est pas réservée aux pure-players et ce que vous appelez les « acteurs établis » doivent évidemment s’y intéresser… car c’est une tendance de fond, et non un phénomène passager ! Nous sommes face à un profond changement sociétal. De plus cela peut avoir un impact direct sur certains des acteurs existants à moyen terme, et il vaudrait mieux pour eux qu’ils fassent partie du changement également.

O.G. : Je ne pense pas que l’économie collaborative soit réservée aux pure-players. D’ailleurs, plusieurs entreprises traditionnelles se sont lancées dans l’aventure de la consommation collaborative, comme récemment avec le lancement de Go Sport location, service proposé sur le site Internet du distributeur destiné à mettre en relation particuliers et professionnels pour faciliter la location de matériel sportif. Je pense que ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est la proposition de valeur pour l’utilisateur.


V.P. : « Dans ces nouveaux métiers, pensez-vous qu’il soit indispensable de se penser dès le départ comme un acteur global ? Y-aura-t-il de la place pour des acteurs locaux, à moyen terme ? »

F.M. : Dans notre cas, penser global est une nécessité. Nous sommes une place de marché, et la logique d’une place de marché est qu’elle fonctionne de mieux en mieux lorsqu’elle grandit et se densifie, ce qui justifie de rechercher une forte croissance globale. Nous sommes déjà présents dans 14 pays et avons des équipes locales dans 9 pays différents, en Europe et en Asie. Notre levée de fonds de 100 millions de dollars en juillet dernier a justement pour but de nous aider à nous étendre encore plus rapidement à l’international. Car si nous ne le faisons pas… je fais confiance à d’autres pour le faire à notre place ! Internet n’a pas de frontière, nous ne sommes à une distance que d’un post de blog ou d’un tweet des Etats-Unis, de Chine ou d’Afrique du sud.

O.G. : Pour moi la bonne démarche est d’être à la fois global et local. Global par l’effet de réseau - l’utilisateur préfère n’avoir qu’un seul service - mais local dans la façon dont on s’adresse à chaque marché.
Pour prendre l’exemple d’Airbnb, nous avons plusieurs processus et fonctions qui sont purement globaux, comme par exemple notre design et notre produit qui sont centralisés à San Francisco. De la même manière, notre approche de la photographie répond à un cahier des charges appliqué partout dans le monde de la même manière pour offrir une unité au site. 

Chiffres clés 



- Plus de 10 millions de membres
- Plus de 2 millions de personnes transportées par mois
- Une présence dans 14 pays (Europe, Russie, Turquie et Inde)
- 5 millions de personnes ont téléchargé l'appli gratuite Blablacar
- 200 collaborateurs, tous covoitureurs... et plus de 100 recrutements prévus en 2015 !




Biographie de Frédéric Mazzella. Président-Fondateur de BlaBlaCar, qui rassemble la plus importante communauté de covoiturage longue-distance au monde. Frédéric est issu de l’ENS Ulm en Physique, titulaire d’un Master en Informatique de Stanford University (USA) et d’un MBA de l’INSEAD. Avant de fonder BlaBlaCar Frédéric était chercheur scientifique pour la NASA aux USA et NTT au Japon. @mazaic




En revanche, la façon dont nous accompagnons la croissance dans chaque pays est extrêmement locale. C'est pourquoi nous avons déjà ouvert une quinzaine de bureaux dans nos principaux marchés : nous souhaitons être au contact de notre communauté, et pouvoir prendre en compte des spécificités locales, qu'elles soient économiques, sociétales ou culturelles.                                                                                                                  

C.E. : Concernant le peer-to-peer lending (ou platform lending), il est plus difficile de développer une approche directement mondiale du fait des règlementations bancaires locales différentes ; oar contre raisonner pan-européen est possible et nécessaire.

V.P. : "Si l'on revient un peu en arrière, pouvez-vous nous expliquer les difficultés principales que vous avez dû surmonter pour en arriver où vous êtes ?"
C.E. : Forcément la plus grosse difficulté de départ fut de se faire rencontrer l'offre (les Prêteurs) et la demande (les Emprunteurs), difficulté classique pour tous les modèles de plate-forme collaborative.

O.G. : La toute première difficulté que nos co-fondateurs ont dû surmonter est tout simplement que personne ne croyait à leur idée ! Il leur a fallu beaucoup de ténacité et un focus entièrement dédié à Airbnb pendant plusieurs mois pour que le site commence à avoir quelques utilisateurs. Ensuite, il a fallu faire connaître Airbnb pour qu'hôtes et voyageurs commencent à utiliser le service.
Comme nos fondateurs ne parvenaient pas à lever des fonds, ils ont eu une idée très créative, celle de créer des boîtes de céréales à l'éffigie des candidats à la primaire démocrate et de les vendre en édition limitée. A travers cette action hyper créative et qui n'avait pour seul lien avec Airbnb que celui du petit déjeuner, ils ont réussi à financer les premiers développements du service.

Plus tard dans le développement d'Airbnb s'est posée la difficulté de la concurrence avec des nouveaux venus en Europe, lourdement financés mais dont l'éltat d'esprit était loin de celui d'Airbnb. Plutôt que d'entrer dans leur stratégie agressive et de racheter ces entreprises, Airbnb a ouvert des bureaux locaux et su développer ses communautés en Europe sans compromettre ses valeurs clés.



F.M. : Pour nous, la principale difficulté a été de créer suffisamment d'intérêts pour le service lorsqu'il n'y avait pas beaucoup d'offres de conducteurs ou de demandes de passagers. Dépasser le seuil critique de "liquidité" de la place de marché a donc été le plus difficile. Quand, au début, vous avez sur le site un trajet Bordeaux - Montpellier disponible le vendredi à 15h et un passager qui cherche une Paris - Lille le jeudi à 16h, il est impossibsle de satisfaire l'un ou l'autre ! De plus, il a fallu beaucoup de temps pour sensibiliter la société au covoiturage et construire une communauté de confiance. Nous y sommes finalement parvenus en mettant en place tout un système de fonctionnalités rassurantes (avis des autres membres, possibilité de renseigner son profil, vérifications des e-mails et des numéros de téléphone...) et grâce à la réservation en ligne.

V.P. : "Et en complément, quels sont les principaux challenges qui se présentent à vous pour les 12 prochains mois ?"
F.M. : Nous sommes aujourd'hui le leader mondial du covoiturage longue-distance, et nous devons donc continuer à montrer la voie, à nous étendre dans tous les pays dans lesquels le covoiturage n'est pas encore né. C'est un défi passionnant qui nous attend, c'est une opportunité très rare qui se présente à une entreprise du numérique née en France. Pour y arriver, nous allons avoir besoin de l'énergie de nombreux nouveaux talents. J'invite ainsi toutes les personnes motivées pour rejoindre l'aventure à postuler chez nous. Nous recrutons !

C.E. : Pour Prêt d'Union, il s'agit de la pan-européanisation.

O.G. : Nos prochains challenges sont ceux de l'accompagnement de la croissance. Nous allons continuer à travailler main dans la main avec notre communauté pour maintenir la qualité de l'expérience proposée aux voyageurs.
Par ailleurs, nous travaillons en contiu sur le "produit" Airbnb, avec un gros focus sur le mobile, pour une utilisation toujours plus intuitive et sécurisée de la plate-forme.
D'un point de vue géographique nous continuons à renforcer notre présence en France en zones de vacances, et à l'échelle mondiale nous avons une croissance soutennue en Asie et en Amérique du Sud.

V.P. : "Vos sociétés ont été créées pour transformer le monde. Quel est votre rêve ou votre objectif pour votre société dans quelques années ?"
C.E. : Qu'elle devienne un standard imité !

O.G. : Je ne peux pas encore dire qu'Airbnb a changé le monde, mais en revanche, nous aimons à penser qu'Airbnb va changer la façon dont on découvre le monde !

F.M. : Rassembler la plus importante communauté de covoiturage longue-distance au monde... pour lutter contre le gaspillage massif d'énergie et d'argent que représentent les voitures qui roulent à vide, pour lutter contre la pollution, et pour rapprocher les gens !





 

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