Retour aux actualités
Article suivant Article précédent

Revue TELECOM 178 - Les réseaux de l'Internet des Objets " LPWAN " au service des villes, des territoires et des entreprises

Articles Revue TELECOM

-

15/11/2015

 
LES RESEAUX DE

L'INTERNET DES OBJETS

" LPWAN " au service des

villes, des territoires et

des entreprises

 
 

Par Guillaume Macaigne dans la revue TELECOM n° 178

L'histoire enseigne que  le progrès se propage par vagues. Homme politique et homme d'affaire, Al Gore a déclaré en 1995 : " Les nouvelles technologies qui renforcent la capacité de créer et de comprendre l'information ont toujours provoqué des changements spectaculaires dans la civilisation ". Il est raisonnable de penser que les vingt prochaines années seront façonnées par l'Internet des Objets et le big data.


L'Internet des Objets une révolution 

Pour faciliter la compréhension des lecteurs, je souhaite rappeler qu'INOV360, société de conseil stratégique et opérationnel dédiée aux nouvelles technologies, est le premier accélérateur d'innovation en France, spécialisé sur les domaines suivants : Ville intelligente (Smart City), Internet des Objets, Réseaux intelligents (énergie, eau, parkings, éclairage, bâtiments), Voirie intelligente, Nouvelles mobilités, Véhicules connectés et big data. INOV360 propose auc entreprises et aux collectivités, des missions d'accompagnement pour l'innovation, la gestion du changement ou encore le développement de nouvelles activités impactées par la révolution digitale. Nous sommes au coeur des enjeux de transformation de nos-clients, présents en Europe et en Amérique du nord.

Le monde actuel est en pleine mutation. 70% de la population mondiale vivra concentrée dans les espaces urbains en 2050. Les modes de vie des habitants évoluent. On consomme, on se déplace, on travaille différemment. La voiture n'est plus un objet de convoitise chez les jeunes. Les méthodes d'hier ont de plus en plus de difficultés à résoudre des problématiques urbaines d'aujourd'hui. Le smartphone devient une
véritable télécommande urbaine. Cinquante milliards de capteurs grands publics et industriels,  mobiles ou fixes, seront connectés à travers le monde en 2020, chiffre gigantesque comparé aux cinq milliards de tétélphones portables d'aujourd'hui. Cette révolution numérique offre des opportunités de réinventer les produits, les services et les entreprises elles-mêmes. L'automobile, l'énergie, le transport, la logistique, la santé, la sécurité, l'agriculture, l'électronique grand public seront impactés. Nous sommes au début d'une gigantesque transformation sociétale et économique.

L'Internet des Objets en 2020 - Source : INOV360

La vitesse de transformation et d'adoption des nouvelles technologies en devient un enjeu critique. Et l'Internet des Objets sera l'un des leviers majeurs de cette transformation. INOV360, qui vient de publier un livre blanc sur le sujet, accompagne justement les villes, les territoires, les collectivités locales, les services de l'Etat et les entreprises dans leur compréhension du paysage actuel de l'Internet des Objets et son impact dans leurs métiers. C'est un phénomène massif et inévitable On parle de points de rencontre entre les évolutions technologiques et les évolutions sociétales pour rendre les villes plus durables et aussi plus attractives. L'enjeu : trouver l'alchimie en y associant les usagers. La révolution numérique actuelle combinée à l'Internet des Objets est en train d'offrir aux villes et aux entreprises des leviers de transformation, à la fois culturelle, organisationnelle et économique.


Les enjeux pour la ville de demain

Si l'on se projette en 2050, les trois défis les plus importants pour les grandes métropoles sont : le transport et les nouvelles mobilités, la gestion des déchets, la gestion de l'eau et de l'énergie. Sur la dimension transport par exemple, il y a un vrai besoin de solutions nouvelles et radicalement différentes - au risque de bousculer les industries établies - pour changer nos comportements d'une part et améliorer les déplacements urbains d'autre part. Les villes doivent repenser et réaménager leur espace. Le développement urbain devra prendre en compte, voire encourager, l'évolution de nos comportements. Les initiatives locales vont jouer un rôle déterminant. Certaines villes font déjà face à l'arrivée de nouveaux services et acteurs bouleversant les façons de faire. Elles font aussi face à un besoin fort de transparence, de performance et de sécurité, croisant une règlementation environnementale de plus en plus exigeante. La conception des infrastructures, les services critiques de la ville vont devoir se renouveler. Les villages, les petites ou moyennes villes sont aussi concernés avec un contexte diffétent, leurs objectifs étant de conserver écoles, commerces et emplois. Les collectivités, de toute taille, vont devoir se transformer pour gagner en attractivité et durabilité. Tout cela les fait désormais entrer dans l'ère de la Smart City, de la ville durable dans un monde ouvert, fonctionnant en réseau où son citoyen est connecté, où son patrimoine est connecté, où ses mobiliers urbains, ses candélabres, ses lampadaires, ses parkings, ... seront connectés. Et l'Internet des Objets et les nouveaux réseaux télécom associés constitueront l'un des socles de la ville de demain.
Développer la vision transverse de la ville : Source ; INOV360


Vers le développement de villes agiles

Par faciliter la vie des citoyens et rendre l'action publique plus efficace, un niveau d'intelligence supplémentaire, ou plutôt d'agilité, d'ouverture et de modernité supplémentaires, doit être franchi par les villes. Toute ville devra stopper le fonctionnement en silo de ses différents services et bien s'assurer que le pilotage des programmes " Smart " sera bien en cohérence les uns avec les autres en fonction des problèmatiques de son territoire. La ville et ses différents centres nerveux seront connectés en temps réel pour pouvoir décider plus vite et mieux. Les nouvelles technologies peuvent l'y aider grandement. L'Internet des Objets en fait partie. Mais attention, ce n'est pas qu'une question d'outils ou de logiciels. Il ne faudrait pas réduire la ville de demain au numérique. La réussite dépendra surtout de la façon dont les habitants, associations et entreprises seront impliqués dans cette transformation. Ils doivent être au coeur de la dynamique. D'ailleurs Toulouse ou Chicago l'ont compris. Toulouse vient de lancer une consultation citoyenne sur quatre grandes thématiques : le transport et la mobilité, l'énergie et le développement durable, les services numériques de la métropole, l'autonomie des citoyens et les services aux seniors. Chicago, grâce à cinq cents capteurs de mesure installés d'ici 2017 et la mise à disposition gratuite de ces données en open-source, souhaite proposer à ses habitants le chemin le plus sain pour arriver à sa destination en fonction des micros climats et pollutions locales.


De quels objets ou applications parle-t-on ?

On parle d'arrivée d'objets qui ne sont pas conçus à la base pour être dans un espace de communication. Certains évoquent la mise en réseau d'objets naturellement isolés. Ils regrouperont à la fois ceux dont l'usage est personnel (la maison connectée, les objets sur soi, les équipements de loisirs, ...), appelé le " consumer-iot " et ceux dont l'usage est professionnel (suivi de flotte, d'assets, mobiliers urbains, lampadaires, compteurs, ...), appelé " industrial-iot ". L'usager grand public donnera une importance au ludique, au confort, au design de l'objet avec un renouvellement tous les 12 à 36 mois. Les lunettes ou montres connectées en sont un parfait exemple. A l'opposé, les objets industriels ou Smart City se renouvellent parfois tous les 10 ou 20 ans. Il faut pouvoir les manager à distance. Leur très basse consommation énergétique est un prérequis essentiel. Et pour 80% des besoins professionnels, les réseaux télécom LPWAN (Low Power Wide Area Networks), dits « à longues portées et à bas débit », sont parfaitement adaptés.


Une course de vitesse engagée en attendant la standardisation

Le concept de réseaux LPWAN vient de l’émergence de technologies de communication de rupture, en poussant à son maximum le tryptique « bas débit, basse consommation, longue portée ». Concrètement, si une entreprise ou une ville souhaitent récupérer, sur de longues distances, des données issues de capteurs déployés sur le terrain, de moins de deux cents octets et pour une fréquence de un à deux envois par heure, alors les technologies LoRaWan (Semtech), Sigfox, Cellular IoT (Huawei/Vodafone), Ingenu (OnRamp Wireless), QoWisio sont économiquement et technologiquement idéales. Elles permettent de capter et mesurer en amont, et donc de prévoir, anticiper et mieux protéger en aval. Elles sont une réponse à tous ceux défendant la mutualisation pour éviter de déployer des réseaux spécifiques par verticale (WMBus, LiFi) et souvent propriétaires (X10, KNX, Flexnet). Leur niveau de rupture est tel que les perspectives de croissance et de gain de productivité sont gigantesques. A la différence des technologies de courte portée (WiFi, Bluetooth low energy, RFID, NFC, Zigbee, …), elles ont besoin d’être déployées et mises en œuvre par des opérateurs télécom, à moins d’internaliser directement la compétence télécom en complément de son métier historique. Outre Sigfox en tant qu’opérateur pionnier, d’autres se sont d’ailleurs récemment positionnés comme KPN, Swisscom, QoWisio, Orange, Bouygues Telecom ou Vodafone. Standard de fait (adoption par le marché) ou imposé par le 3GPP,
une course de vitesse est engagée. La sécurité, l’interopérabilité et l’existence d’un écosystème mondial de partenaires sont déterminants. Les utilisateurs veulent des garanties. En 2016, nous serons toujours dans l’ère des premiers déploiements des réseaux LPWAN. Peut-être qu’à terme deux Internet parallèles se développeront pour s’assurer de la capacité à ingérer la masse gigantesque de données qui en découlent . Sera-t-on obligé de parler d’Internet des « hommes » et d’Internet des « choses » ? L’avenir nous le dira.

Approche verticale ou horizontale - Source : INOV360


Biographie de l'auteur

Guillaume Macaigne, ingénieur, MBA, directeur associé díINOV360, compte plus de 15 ans d'expérience dans l'innovation, le business développement, le marketing B2B, le lancement de produit et services innovants au sein de startups ou grands groupes. Après avoir travaillé sur les premières voitures communicantes début 2000, Guillaume est aujourdíhui très actif dans les domaines des objets industriels connectés. Il participe, dès 2010, à la création d'INOV360, société de conseil stratégique et opérationnel et accélérateur de business et díinnovation. Membre expert de groupes de normalisation en charge de définir les standards de communication pour les compteurs communicants, Guillaume accompagne industriels, opérateurs, équipementiers, éditeurs, et villes sur les sujets Internet des objets, Smart City, Transformation digitale et Nouvelles mobilités.

Twitter : @INOV360, @layrac
Linkedin : http://fr.linkedin.com/in/gmacaigne
Livre blanc Internet des Objets et Smart City : http://www.inov360.com/blog/livre-blanc-reseaux-iot-lpwa/
 



.

273 vues Visites

J'aime

Commentaires0

Veuillez vous connecter pour lire ou ajouter un commentaire

Articles suggérés

Articles Revue TELECOM

Revue TELECOM 195 - 5G : une révolution numérique des télécoms ?

User profile picture

Melina LAURICELLA

16 janvier

Articles Revue TELECOM

Revue TELECOM 195 - Dans la lumière Brune

User profile picture

Rédaction Revue TELECOM

15 janvier

Articles Revue TELECOM

Revue TELECOM 195 - Onboarding, intégration, rétention... what for ?

User profile picture

Rédaction Revue TELECOM

15 janvier