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Revue TELECOM 181 - Les nouvelles mobilités urbaines : un espace de prédilection pour les start-up

Articles Revue TELECOM

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30/05/2017


LES NOUVELLES MOBILITES

URBAINES : un espace de

prédilection pour les start-up



Dans la revue TELECOM n° 181

 
Si les nouvelles mobilités urbaines mobilisent largement des acteurs du transport et des services à la ville, les start-up sont très nombreuses à investir ce domaine, souvent d’ailleurs à partir d’expériences vécues par leurs fondateurs qui veulent ensuite apporter des solutions innovantes pour simplifier et améliorer la vie quotidienne de leurs concitoyens. Cette créativité des start-up est largement encouragée par les collectivités et territoires, qui créent de plus en plus de « Living Labs » et les conditions permettant à ces start-up de confronter leurs idées au besoin des habitants. 
C’est pourquoi, nous avons intégré cette dimension, à notre dossier, à travers quelques portraits de start-up spécialisées dans la mobilité urbaine.

 
 

Dans le domaine de la mobilité, qui met particulièrement à l’épreuve les valeurs civiques, les collectivités ont du mal à suivre l’urbanisation accéléree du territoire.
D’après l’Insee, en 2010 77,5% de la population française vit en zone urbaine1. Des investissements en infrastructure sont déployés de façon significative, mais à l’évidence sans parvenir à combler la demande. En Île de France, le nombre de kilomètres d’embouteillages a augmenté de 26% en quatre ans (de 2010 à 2013)2. Il apparait nécessaire de développer des stratégies qui mobilisent d’autres éléments que les infrastructures, des éléments qui initient des changements de comportements. Et c’est le bon moment ! Les technologies sont disponibles (GPS, 3G/4G), les comportements collaboratifs sont déjà ancrés dans les habitudes de la moitié d’entre nous et le taux d’équipement en smartphones et GPS de la population est important.
Les français ont jeté leur dévolu sur le covoiturage longue distance pour des raisons souvent économiques devant les raisons environnementales. En revanche, pour les courtes distances dans des zones urbaines ou péri-urbaines les contraintes sont trop fortes et les bénéfices trop faibles pour que le modèle du covoiturage planifié fonctionne. Et pourtant, en Île de France, plusieurs millions de trajets en transport en commun collé-serrés se superposent à plusieurs millions de trajets en voitures à un passager allant dans la même direction.
En mettant à disposition des piétons ce flux existant de voitures nous pouvons apporter une réserve considérable de capacité de déplacement, de vitesse de déplacement et de confort de déplacement. Pour cela nous devons diminuer les contraintes et augmenter les bénéfices aussi bien pour les automobilistes que pour les piétons et éveiller chez eux de nouveaux comportements autour des valeurs d’entraide, de solidarité, de civisme et de bon sens.


Transformer le flux de voiture existant en un réseau dynamique de transport participatif est la mission de OuiHop.
OuiHop’ édite la 1ère appli d’auto-stop courte distance, 100% mobile, 100% instantané. L’application connecte les piétons avec les automobilistes qui passent à proximité et qui vont dans la même direction :
• Automobiliste : Indiquez votre destination dans le GPS intégré à l’application en partant. Si un piéton croise votre route, vous serez alerté.
• Piéton : Une voiture va dans votre direction ? Hop’, envoyez une notification au conducteur pour qu’il s’arrête à votre niveau.

1/ +1%/4ans et +1%/2ans dans le monde, Banque Mondiale.
2/ D’après une étude v-traffic, STIF

 

CHIFFRES-CLES

• Appli disponible depuis octobre 2015 sur Android et IOS et depuis mai 2016 sur Windows Phone
• 17 entreprises ont déployé OuiHop’ pour leurs salariés
• 20 000 trajets publiés par mois avec une distance moyenne de 15 km
• 9 000 utilisateurs
• Une équipe de 7 personnes
• 500 K€ (aides publiques + levée de fonds)


 






Le stationnement constitue une source de dépenses, de stress et une perte de temps quotidienne pour des millions de conducteurs. Par exemple, en ce moment à Paris, 20% des véhicules tournent pour se garer et les parisiens peuvent perdre jusqu’à 40 minutes dans certains arrondissements à rechercher une place de stationnement qui reste libre moins d’une minute.

Ce constat nous a conduit à adresser de manière innovante le problème du stationnement en proposant une nouvelle expérience simple, unique et digitale où les conducteurs n’ont plus jamais à se garer !

Désormais, où que vous soyez, d’un simple clic depuis votre smartphone ou votre ordinateur, vous pouvez commander un voiturier à l’adresse exacte où vous vous rendez. Une fois sur place, il se chargera de garer votre voiture dans l’un de nos parkings partenaire à proximité. Si vous le souhaitez, votre voiturier pourra aussi laver votre véhicule, faire le plein…

Depuis septembre 2015, Drop don’t park réinvente le stationnement en proposant son service de voituriers à la demande aux conducteurs qui souhaitent se garer à Paris. Ils peuvent télécharger gratuitement l’application Drop sur l’AppStore ou se rendre sur notre site web www.dropdontpark.com.

Avec DROP, fini le stress de tourner pendant des heures à la recherche d’une place pour se garer !
 

CHIFFRES-CLES :
 Date de création : Mai 2015
• Levées de fonds : 800K€
• CA 2016 (prévisionnel) : 260K€
• Nb d’utilisateurs du service : +10.000





 

Le parking partagé, une solution aux problèmes de stationnement.

Dans les grandes villes, un automobiliste sur trois en circulation est à la recherche d’une place de stationnement, alors qu’en Europe, 7 millions de places sont libres dans les parkings privés, notamment les parkings d’hôtels, de résidences hôtelières, de bailleurs sociaux, de foncières immobilières, etc. Face à ce constat, Zenpark s’est donnée pour mission d’optimiser l’occupation de ces places de parkings, en permettant aux automobilistes de venir y stationner. La start-up s’est appuyée sur sa technologie brevetée, afin de créer un nouveau modèle d’opérateur de stationnement.

Fondé sur les principes de l’économie du partage, le parking partagé génère un modèle vertueux pour chacun : pour les automobilistes qui ont la possibilité de réserver une place et de stationner simplement, les partenaires propriétaires de parkings qui bénéficient de revenus additionnels, et les acteurs de la ville pour qui cette solution s’insère parfaitement dans leurs politiques de mobilité. Le développement de ce réseau de parkings partagés permet de créer des offres de stationnement compétitives, environ 25% moins chères que les tarifs pratiqués en voirie. Il permet également de proposer une solution là où il n’y a pas de parking public et où les automobilistes ont moins de 5% de chance de trouver une place libre dans la rue.

Enfin, le modèle de parkings partagés répond aux enjeux de la smart city en mutualisant les espaces à construire. 30% des appels d’offre en promotion immobilière pour des projets d’éco-quartiers incluent ce type de solution.

Suite à une levée de fonds récente de 6 100 k€, Zenpark continue de faire évoluer ses offres et bouscule ainsi un secteur avide d’innovation avec un seul objectif : répondre aux enjeux du stationnement d’aujourd’hui et de demain.

Zenpark construit le plus vaste réseau de parkings connectés d’Europe et vise les 1 000 parkings partagés d’ici à 20 mois.
 

CHIFFRES-CLES :

 Lancée en 2013
• 29 salariés
• 125 parkings dans 13 grandes agglomérations
 1 nouveau parking partagé tous les 2 jours
​• Levée de fonds > 8 millions

 

 
 
 
 


La possession d’une voiture individuelle dans les centres-villes congestionnés comme Paris est un non-sens car elle est la plupart du temps inutilisée et empiète sur un espace qui pourrait être utilisé plus intelligemment. Les transports en commun comme les nouveaux services de mobilité en VTC ou Autolib apportent une palette de solutions pour remplacer l’usage quotidien de sa voiture individuelle. Ainsi 60% des foyers parisiens n’ont plus de voiture individuelle. Mais il n’existait pas de solution facile pour utiliser une voiture pour ses déplacements extra urbains (week-ends, vacances…) : la location de voiture reste une expérience désagréable tandis que la location entre particuliers présente encore de nombreuses contraintes et ne permet pas de réserver à la dernière minute.

En parallèle le nombre d’autoentrepreneurs à la recherche de nouvelles missions n’a cessé d’augmenter.

Il y avait donc nécessité de créer un service permettant de fluidifier l’usage d’une voiture de location tout en permettant à ces autoentrepreneurs d’avoir des revenus additionnels.

Carlili offre un service clés en main pour s’affranchir de ces contraintes : pour le prix d’une location en agence, nos utilisateurs se font livrer leur véhicule où ils veulent et quand ils veulent. Ils peuvent la restituer partout, à toute heure.

Nous nous appuyons sur un réseau d’agences de location indépendantes ou franchisées et sur un réseau de ’carsitters’ payés à la prestation pour récupérer les véhicules sur les parkings des loueurs et les convoyer à l’heure et à l’adresse définies par les locataires. Au retour, le client peut modifier l’heure et l’adresse de récupération jusqu’à une heure avant l’heure de retour prévue. Notre mission est de proposer le meilleur service pour convaincre les habitants des grandes villes d’abandonner la possession d’une voiture individuelle au profit d’un usage facilité. Nous aimons également l’idée d’anticiper l’arrivée prochaine de voitures autonomes qui se livreront seules en étant l’interface entre les utilisateurs et la technologie embarquée de la voiture permettant de la faire venir à l’utilisateur.
 

CHIFFRES-CLES :

 3 cofondateurs & 1 salarié
• 6 mois d’activité
• 700 convoyages
• 70% croissance par mois
• 300k€ levés









« Pourquoi le covoiturage, une pratique en explosion pour les trajets longs et occasionnels, ne décolle-t-il pas sur les trajets quotidiens, type domicile-travail ? ». C’est la question que ce sont posé les fondateurs de Karos début 2014. La situation était étonnante. D’abord, compte tenu du potentiel : 40 millions de sièges libres réalisent un trajet tous les jours rien qu’en Ile-de-France. Ensuite, parce que chacun a un vrai intérêt à covoiturer régulièrement pour économiser plus de 1000€ par an sur son budget automobile. Enfin, du fait des nombreuses externalités positives pour la société : moins d’embouteillages, moins de pollution locale, plus de lien social, plus de sécurité routière…

Les freins au covoiturage domicile-travail ont donc été identifiés à la création de l’entreprise: il est difficile de trouver des covoitureurs sur son itinéraire et à ses horaires, il est fastidieux de s’organiser tous les jours, la création d’« équipages » crée un lien de dépendance inconfortable et incompatible avec des horaires de travail variables. Fort de ces constats, l’équipe de Karos a entrepris d’exploiter des technologies de rupture (Big Data et Intelligence Artificielle) afin de développer une application mobile « intelligente », qui organise toute seule le covoiturage : Karos apprend les besoins de mobilité de chaque utilisateur et anticipe chacun de ses trajets afin de lui proposer automatiquement tous les covoitureurs pertinents sur sa route, à ses horaires. Il ne reste plus qu’à valider une des propositions pour covoiturer.
 

CHIFFRES-CLES :
 Création en mai 2014
• 475.000 km de réseau de transport quotidien
 15 clients grands comptes
 20.000 utilisateurs
• 1.200.000 € de fonds privés et publics levés
• Une équipe de 13 personnes

 

 

 
 
 
 

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