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Revue TELECOM 185 - Le Smart Building ou la révolution des bâtiments par les services

Articles Revue TELECOM

-

15/06/2017

 

LE SMART BUILDING

OU LA REVOLUTION

DES BATIMENTS PAR

LES SERVICES

 

Par Christian Rozier dans la revue TELECOM n° 185

 

L’arrivée du numérique dans le secteur du bâtiment offrira, par les nouveaux services qu’il propose, de nouvelles opportunités de valorisation des actifs patrimoniaux, à condition de respecter les principes de mutualisation et d’interopérabilité des infrastructures et des données.

 

L’arrivée du numérique vient bousculer tous nos champs de référence. Là où la voiture, bien matériel, évolue en service de mobilité, là où les enseignes de magasins côtoient désormais le e-commerce, le bâtiment n’est pas exempté à subir cette mutation.

Jusqu’alors il était considéré comme une valeur patrimoniale statique, les bâtiments s’appréciant par des critères de comparaison comme la situation géographique, le niveau de standing et dans une moindre mesure la valeur verte. Le bâtiment de demain sera jugé par sa capacité à offrir de multiples services à ses occupants, ses gestionnaires, ses exploitants pour gagner en bien être, en efficience, en ergonomie d’usage.

Le Smart Building embrasse donc la dimension numérique et opère une mutation pour s’inscrire dans le cadre d’attractivité plus large, celle du territoire, la smart city : le bâtiment devra communiquer avec l’extérieur.

Ces services qui modifieront la valeur patrimoniale d’un bâtiment sont nombreux et nous n’en sommes qu’au point de départ.

Avec 55% de taux d’occupation des bureaux en France, mettre en œuvre une politique d’amélioration de ce taux devient très pertinent pour un locataire ou propriétaire occupant. Au-delà de cette vision économique, l’approche élargie intégrant la mutation des modes de travail (télétravail, co working…), l’émergence des travailleurs indépendants, des start-up sont autant de nouvelles attentes de flexibilité, de personnalisation auxquelles les approches traditionnelles ne peuvent répondre. Les premiers projets montrent désormais que concevoir structurellement de manière réversible des bureaux, des parking silos (qui pourraient se muter en logement par exemple) fait sens : il faut alors que les infrastructures techniques soient elles même pensées souples et évolutives.

 

Dans le logement social il faut innover dans des services qui permettront aux bailleurs d’augmenter le reste à vivre des locataires en traquant les fuites avec des capteurs d’alertes intelligents ou en déployant des solutions d’économies d’énergie basées sur des outils prédictives et autoapprenants…

Les principaux promoteurs privés dès aujourd’hui inventent de nouveaux métiers de service et réfléchissent à livrer des logements équipés d’applications qui permettent de gérer le confort à distance (éclairage, chauffage, volets roulants), d’ajouter des packs de service orientés sur la sécurité des biens, sur la protection des enfants (verrous électroniques, vidéo portiers à distance…). Certains considèrent encore que le périmètre des services de l’espace privatif du logement doit s’élargir au quartier : réseaux de proximités, partage de biens, garderie, mutualisation des primes d’assurances…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Smart Building doit, par ses pré dispositions techniques et numériques, permettre d’accompagner les personnes dans leur parcours de vie : Maintenir à domicile une personne seule, permettre à une personne d’assurer à domicile sa convalescence post hospitalière. Ces quelques exemples ne représentent qu’une infime partie des opportunités que les nouveaux moyens technologiques, les applications numériques, les nouveaux protocoles de communication offrent désormais.

Dans ce contexte et sur fond d’économie collaborative, un nouveau paysage se dessine où la donnée partagée devient centrale. Pensé par l’association Smart Building Alliance le référentiel Ready2Services, futur label des bâtiments numériques (fin 2017), prône les deux fondamentaux du Smart Buildings : l’interopérabilité et la mutualisation. Il structure ainsi le développement de modèles économiques pérennes. Les moyens et méthodes sont là, c’est à notre intelligence d’agir !

 

Pour aller plus loin

Christian Rozier participe à l’organisation des Universités d’été Smart Buildings for Smart Cities les
30 et 31 août 2017 avec pour thème l’ 
Impact du numérique pour les bâtiments et les territoires.

Informations et inscriptions sur www.univ-sb4sc.org

 

Biographie de l'auteur

 

 

Christian Rozier PRESIDENT URBAN PRACTICES - EXPERT READY Smart Buildings / smart city - Energie Président commission Service aux utilisateurs & Territoires de la Smart Building Alliance. De formation ingénieur INSA, Christian ROZIER a un double parcours dans le secteur industriel et le bâtiment. Fondateur d’Urban Practices il accompagne des donneurs d’ordre publics/ privé dans la mutation liée à l’arrivée du numérique dans les bâtiments et la ville, en mettant en œuvre de nouveaux services aux utilisateurs, autant d’opportunités de valorisation des actifs immobiliers et d’attractivité des territoires  

crozier@urbanpractices.com 06.13.84.05.41

 

 

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