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Revue TELECOM 192 - Mesure de la maturité numérique des acteurs bancaires

Articles Revue TELECOM

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11/04/2019

MESURE DE LA MATURITE NUMERIQUE DES ACTEURS BANCAIRES


Par David Fayon (1993) dans la revue TELECOM n° 192


Le 27 novembre 2018, David Fayon a soutenu sa thèse de Doctorat en Sciences de Gestion dont le libellé du sujet est : « Mesure de la maturité numérique des acteurs du secteur bancaire dans une perspective de transformation digitale ». Avec une méthodologie qui permet, selon les critères modélisés, de mesurer la maturité numérique de l’ensemble des acteurs concernés (banques, fintech, néobanques, GAFA, etc.) la thèse de David a une dimension Ingéniérique. Elle est par ailleurs couplée à un outil informatique.


La banque est un secteur en première ligne de la transformation digitale et se classe en 4ème position des secteurs les plus transformés numériquement derrière ceux des technologies de l’information et de la communication, des médias et des services professionnels (Gandhi & al, 2016). En outre, l’explosion des données et le besoin de traitement en temps réel est un défi pour les acteurs pour répondre ou anticiper les besoins des clients. En ce sens, la transformation digitale des banques est emblématique des opportunités et des risques de notre société numérique. Les études tendent à prouver que la performance digitale reflète la performance économique de l’entreprise (Accenture, 2016). Il devient dès lors d’autant plus important d’effectuer sa transformation digitale pour rester ou devenir une banque performante d’autant plus que la mortalité moyenne des multinationales n’est que de 40 ans (Schatt, 2014).

Le préalable à l’analyse peut résider dans la connaissance, par les banques, de leur maturité numérique actuelle. Le modèle développé dans cette thèse s’inscrit dans cette perspective et vise à souligner les forces d’un acteur bancaire et ses points perfectibles pour, dans une perspective opératoire, alimenter la stratégie de transformation des entreprises du secteur. Le point de départ en est une méthode de mesure de maturité numérique de toute organisation (Fayon, Tartar, 2014) qui a été approfondie dans le cadre de ce travail de thèse. La réflexion a été conduite relativement aux tendances structurantes de la transformation digitale, et à un centrage sur le cas du secteur bancaire. Elle s’est nourrie des travaux académiques relatifs au changement de paradigme porté par les technologies numériques et à ceux relatifs au design organisationnel entre autres.

Pour bâtir le modèle, David Fayon a fait le choix de se reposer principalement sur les travaux existants dans les deux domaines au cœur de la transformation digitale, d’une part les systèmes d’information où de nombreux outils méthodologiques ont été développés (CMMI, ITIL, CobiT, etc.) et d’autre part le marketing. Chacun des indicateurs du modèle initial a été challengé en s’appuyant sur la littérature dans le domaine ainsi que sur un corpus de données élaboré pour ce travail de thèse. La portée de cette mesure est de deux ordres :

• Le résultat peut permettre, pour les décideurs qui s’en saisissent – typiquement les acteurs de la transformation digitale (Comex, CDO, Directeur du SI, Directeur marketing) –, d’alimenter la stratégie de transformation digitale de l’acteur considéré (grâce au calcul de la maturité des leviers identifiés et globalement de la banque pour mettre en exergue ses forces et ses faiblesses).

• Mais cette mesure peut avoir également une portée performative. Elle peut permettre en effet, comme pour tous dispositifs de mesure, de donner un état « objectivé » mais également « objectivant » du niveau atteint par chacun des indicateurs et accompagner dès lors un processus réflexif de transformation digitale.

La pertinence du modèle, si elle a pu être testée partiellement à l’aune de cas d’entreprise, reste soumise à l’épreuve de sa généralisation. 


Le jury

Il respecte la triple parité (femmes/hommes, Grandes Ecoles/Universités, île de France/Province), il était composé de :

Valérie FERNANDEZ – Télécom ParisTech, Directeur de thèse

Marc BIDAN – Polytech Nantes, Rapporteur

 Bérangère SZOSTAK – Université de Lorraine, Rapporteur

Sébastien TRAN – EMLV, Examinateur

Valérie FAUTRERO – Université de Toulouse, Examinateur

Thomas HOUY – Télécom ParisTech, Examinateur

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