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29 juillet 2021

LIVRES : Guérilla 2.0 et l'Olivier dans la neige

 Guérilla 2.0 par Bertrand Boyer (2012)

Le dernier ouvrage de Bertrand Boyer explore les nouvelles formes d’affrontements à l’heure du numérique.

Pour lui, les réseaux et l’interconnexion globale favorisent l’émergence d’une nouvelle forme de combat : la guérilla 2.0.

Les actions numériques ou « cyber opérations » sont aujourd’hui pleinement intégrées dans la panoplie de tous les acteurs, étatiques, insurgés, terroristes ou criminels. 

Permettant d’agir dans les zones grises et de développer des modes opératoires inédits, les actions numériques élargissent le champ des possibles. 

Au long des dix chapitres de l’ouvrage, l’auteur revient sur la filiation historique des mécanismes insurrectionnels avant de présenter comment les groupes actuels ont progressivement pris en compte les possibilités offertes par le cyberespace. 

De la recherche de renseignements, à la propagande en passant par les actions contre les systèmes d’information, c’est un ensemble complexe de modes opératoires et d’interactions que présente l’auteur. 

Un chapitre est par ailleurs consacré au lien particulier entre terrorisme et nouvelles technologies, mettant en lumière le paradoxe du détournement de certains outils. 

Enfin, une réflexion est proposée sur la manière de contrer ces actions « irrégulières » sur un plan organisationnel comme opérationnel. 

C’est un ouvrage particulièrement dense et riche qui présente une vision originale de l’affrontement quotidien qui se livre sur les réseaux.

Bertrand BOYER (2012) est colonel de l’armée de terre, MS Télécom CAR. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles sur les opérations numériques ainsi que d’un dictionnaire de la cybersécurité et des réseaux (2016).


L’olivier dans la neige par Habib Fekih (1976)

C’est l’histoire de Mahmoud, tirailleur tunisien, membre du célèbre 4e R.T.T., l’une des unités les plus décorées de l’armée française.

Ce jeune homme, issu d’une famille de longue tradition militaire (son grand-père, colonel, s’était battu en Crimée avec l’armée tunisienne aux côtés de l’armée française), était engagé volontaire, alors qu’il pouvait être exempté de service militaire, grâce à son niveau d’éducation.

Dès ses premiers contacts avec l’armée françaises et à cause de son faciès, très européen, il s’était retrouvé confronté aux problèmes de discrimination raciale, car ses camarades français exprimaient, devant lui, leurs sentiments sans retenue, pensant qu’il était l’un des leurs.

Il s’était vite aperçu qu’il y avait, en réalité, deux armées qui coexistaient au sein de la grande muette, celle de la métropole et celle des colonies.

Elles se battaient ensemble, mais vivaient séparément.

Ceci ne l’a pas empêché de se battre avec bravoure, d’endurer les souffrances des camps de prisonniers en Allemagne et d’aider la résistance pour libérer la France.

La France reconnaissante lui décerna la médaille militaire.

Il changea de continent et alla poursuivre la guerre en Indochine, mais, très vite, il comprit que, cette fois-ci, son combat n’était pas légitime. Après des débuts confus, il choisit la voie de la pacification douce à celle de la domination violente.

Son œuvre fut reconnue et il en fut récompensé par la médaille coloniale.

Enfin, il rentra chez lui où il rejoignit la Gendarmerie française, en pleine révolution tunisienne. Le moment de vérité sonna pour le tirailleur et la fidélité à la Tunisie prit le dessus.

Mahmoud termina sa carrière militaire avec la nouvelle Garde Nationale Tunisienne.

C’est l’occasion de plonger dans l’univers complexe et dangereux de ces vaillants tirailleurs qui ont joué un rôle primordial dans l’histoire de la France et qui n’ont jamais eu une vraie reconnaissance.

Ils n’étaient pas tous de simples soldats, il y avait parmi eux des intellectuels et des leaders politiques qui ont marqué la vie de la France et de leur pays.

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